Kidouchine
Daf 1b
וּבְעָלָהּ. מַגִּיד שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּבִיאָה. וְדִין הוּא. מָה אִם יְבָמָה שֶׁאֵינָהּ נִקְנֵית בְּכֶסֶף נִקְנֵית בְּבִיאָה. זוֹ שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּכֶסֶף אֵינוֹ דִין שֶׁתִּקָּנֶה בְּבִיאָה. עִבְרִייָה תוֹכִיחַ. שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּכֶסֶף וְאֵינוֹ נִקְנֵית בְּבִיאָה. אַף אַתָּה אַל תְּתַמֶּה עַל זוֹ שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּכֶסֶף לֹא 1b תִקָּנֶה בְּבִיאָה. תַּלְמוּד לוֹמַר כִּי יִקַּח. מַגִּיד שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּכֶסֶף. וּבְעָלָהּ. מַגִּיד שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּבִיאָה.
Traduction
puis ''qu’il épouse'', expression qui fait allusion à l’acquisition par la cohabitation. Cette déduction paraît fort juste; car si la veuve, qui incombe par lévirat à son beau-frère, et ne saurait lui être acquise à prix d’argent, devient son épouse réelle par la cohabitation, à plus forte raison l’épouse ordinaire, que l’on peut acquérir par l’argent, sera également unie par le fait de la cohabitation. Contre ce raisonnement, on peut opposer le fait de l’esclave juive, susceptible d’être acquise à prix d’argent, bien qu’elle ne le soit pas par le fait de la cohabitation; on pourrait donc aussi admettre, sans provoquer d’étonnement, que l’épouse, quoique susceptible d’acquisition par de l’argent, ne le sera pas à l’aide de la cohabitation? C’est pourquoi il est dit: ''S’il prend'', ce qui une allusion au fait de l’acquisition par la voie de l’argent, et ''qu’il épouse'', ce qui est une allusion à l’union par la cohabitation (il faut les deux expressions pour valider l’union en tous cas).
Pnei Moshe non traduit
עברייה תוכיח כו'. והילכך איצטריך קרא לתרווייהו כי יקח לקניית כסף ובעלה לקניית ביאה:
בִּשְׁטָר. מָה אִם הַכֶּסֶף שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיא הֲרֵי הוּא מַכְנִיס. שְׁטָר שֶׁהוּא מוֹצִיא אֵינוֹ דִין שֶׁיַּכְנִיס. לֹא. אִם אָמַרְתָּ בַּכֶּסֶף שֶׁהוּא מוֹצִיא לְהֶקְדֵּישׁ יְדֵי פִדְיוֹנוֹ. תֹּאמַר בִּשְׁטָר שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיא לְהֶקְדֵּשׁ יְדֵי פִדְיוֹנוֹ. נִשְׁבַּר קַל וָחוֹמֶר וְחָזַרְתָּה לַמִּקְרָא. לְפוּם כֵּן צָרַךְ מֵימַר וְכָתַב לָהּ סֵפֶר כְּרִיתוּת וְנָתַן בְּיָדָהּ וְשִׁלְּחָהּ מִבֵּיתוֹ וְיָֽצְאָה מִבֵּיתוֹ וְהָֽלְכָה וְהָֽיְתָה לְאִישׁ אַחֵר. הִקִּישׁ הֲוָויָתָהּ לִיצִיאָתָהּ. מָה יְצִיאָתָהּ בִּשְׁטָר אַף הֲוָייָתָהּ בִּשְׁטָר.
Traduction
On conclut la validité de l’union par le contrat, de la façon suivante: Puisque l’argent, qui ne sert pas à effectuer la séparation, peut servir à faire entrer une femme au domicile conjugal, à plus raison un contrat, qui peut servir aussi à répudier, servira à unir. Ceci ne prouve rien; car, par contre, l’argent sert par voie d’échange à faire sortir la consécration de son état sacré, tandis que le contrat ne pourrait pas servir à un tel usage et n’y suffirait pas. Puis donc que le raisonnement a fortiori se trouve rompu, il faut en revenir au texte écrit, qui s’exprime ainsi: ''Il (le mari) lui écrira une lettre de divorce, qu’il lui remettra en mains; puis il la renverra de sa maison, d’où elle sortira; elle s’en ira et sera ensuite à un autre homme''. Là, on compare l’existence (l’union) avec un autre, à sa sortie de chez le premier mari: comme cette séparation sera effectuée à l’aide d’un contrat, il en sera de même pour le premier mariage.
Pnei Moshe non traduit
בשטר. מנלן ודין הוא מה אם הכסף שאינו מוציא שאינה מתגרשת בכסף:
שהוא מוציא להקדש ידי פדיונו. שהוא יוצא ידי פדיונו אם נתן כסף בעד הקדשו תאמר בשטר שאם כתב בשטר הקדש זה פדוי אינו פדוי ונשבר קל וחומר ומעתה חזרתה למקרא ולפום כן איצטריך היקישא להקיש הוי' ליציאה:
אָמַר רִבִּי יוּדָן. קַל וָחוֹמֶר לְבַת חוֹרִין שֶׁתִּקָּנֶה בַּחֲזָקָה. וְדִין הוּא. מָה אִם שִׁפְחָה כְּנַעֲנִית שֶׁאֵינָהּ נִקְנֵית בְּבִיאָה נִקְנֵית בַּחֲזָקָה. זוֹ שֶׁהִיא נִקְנֵית בְּבִיאָה אֵינוֹ דִין שֶׁתִּקָּנֶה בַּחֲזָקָה. תַּלְמוּד לוֹמַר וּבְעָלָהּ. בְּבִיאָה הִיא נִקְנֵית וְאֵינָהּ נִקְנֵית בַּחֲזָקָה. קַל וָחוֹמֶר בְּשִׁפְחָה כְּנַעֲנִית שֶׁתִּקָּנֶה בְבִיאָה. וְדִין הוּא. וּמָה אִם בַּת חוֹרִין שֶׁאֵינָהּ נִקְנֵית בַּחֲזָקָה נִקְנֵית בְּבִיאָה. זוֹ שֶׁהִיא נִקְנֵית בַּחֲזָקָה אֵינוֹ דִין שֶׁתִּקָּנֶה בְּבִיאָה. תַּלְמוּד לוֹמַר וְהִתְנַחַלְתֶּם אוֹתָם לִבְנֵיכֶם אַחֲרֵיכֶם לָרֶשֶׁת אֲחוּזָה וגו'. בַּחֲזָקָה הִיא נִקְנֵית וְאֵינָהּ נִקְנֵית בְּבִיאָה. הֲרֵי לָמַדְנוּ שֶׁהָאִשָּׁה נִיקְנֵית בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים. אוֹ בְכֶסֶף אוֹ בִשְׁטָר אוֹ בְבִיאָה.
Traduction
R. Judan dit: il conviendrait d’attribuer à une fille libre la faculté d’acquisition à titre de présomption, dès qu’elle a accompli l’un des travaux qui lui incombent à titre d’épouse, par raisonnement a fortiori, et voici comment: puisqu’une esclave cananéenne, qui n’est pas acquise par la cohabitation, le sera par la présomption de possession; ce dernier mode devrait à plus forte raison servir à l’acquisition d’une personne (libre), qui par la cohabitation devient une épouse. C’est pourquoi il est écrit (ibid.): ''Et qu’il l’épouse''; la femme sera acquise par la cohabitation, non par la possession. Ne pourrait-on retourner le raisonnement a fortiori et dire que la servante cananéenne est susceptible d’être acquise par la cohabitation, en raisonnant comme suit: Puisqu’une personne libre, non susceptible d’être acquise par possession, sera acquise par voie de cohabitation; à plus forte raison celle que l’on acquiert par la possession (l’esclave) sera acquise en cas de cohabitation? C’est pourquoi il est écrit (Lv 25, 46): Vous les transmettrez en héritage à vos fils après vous, comme une possession de propriété, etc., à l’instar de cette dernière, l’esclave pourra être acquise par la possession, non par la cohabitation.
Pnei Moshe non traduit
קל וחומר לבת חורין שתקנה בחזקה. אם עושה אחת מהמלאכות שאשה מחויבת לבעלה נימא שתקנה בכך קל וחומר משפחה כנענית:
עַד כְּדוֹן בְּיִשְׂרָאֵל. בַּגּוֹיִם. רִבִּי אַבָּהוּ בְשֵׁם רִבִּי אֶלְעָזָר. כְּתִיב הִנִּךָ מֵת עַל הָאִשָּׁה אֲשֶׁר לָקַחְתָּ וְהִיא בְעוּלַת בָּעַל. עַל הַבְּעוּלוֹת הֶן חַייָבִין. וְאֵינָן חַייָבִין עַל הָאֲרוּסוֹת. מִילְּתֵיהּ דְּרִבִּי אֶלְעָזָר אָֽמְרָה. וְהוּא שֶׁנִּתְכַּוֵון לִקְנוֹתָהּ. מִילְּתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל אָֽמְרָה. אֲפִילוּ לֹא נִתְכַּוֵון לִקְנוֹתָהּ. דָּמַר רִבִּי יוֹנָה בְשֵׁם שְׁמוּאֵל. זוֹנָה עוֹמֶדֶת בַּחֲלוֹן. בָּאוֹ עָלֶיהָ שְׁנַיִם. הָרִאשׁוֹן אֵינוֹ נֶהֱרַג וְהַשֵּׁינִי נֶהֱרַג עַל יָדָיו. וְכִי נִתְכַּוֵּן הָרִאשׁוֹן לִקְנוֹתָהּ.
Traduction
Jusque-là nous savons quelles sont, au sujet d’une israélite, les trois manières d’acquérir une femme, soit avec de l’argent, soit à l’aide d’un contrat, soit par la cohabitation. D’où sait-on que ces modes sont aussi applicables aux païens? C’est que, dit R. Abahou au nom de R. Eléazar, il est écrit (Gn 20, 3): Tu devras mourir à cause de la femme que tu as prise, car elle a été ''épousée'' par son mari; donc, les païens aussi (tel que le roi Abimélekh) sont condamnables en s’unissant aux femmes mariées, non au sujet des fiancées. Il résulte de l’avis émis (ci-après) par R. Eléazar que (pour le païen) l’union est effective s’il a en vue d’acquérir ainsi la femme; tandis que, selon l’avis opposé de Samuel, lors même que le païen n’a pas l’intention d’acquérir la femme par la cohabitation, elle lui sera désormais unie. Or, R. Yona a dit au nom de Samuel: lorsqu’avec une païenne libre, placée à la fenêtre (en vue de tout venant), deux hommes ont cohabité, le premier ne mérite pas de pénalité; mais le second est passible de la peine capitale, par suite de l’union avec le premier (ce qui constitue l’adultère); or, le premier n’a pas eu l’intention d’acquérir la femme en mariage, et pourtant l’union est légales en ses conséquences.
Pnei Moshe non traduit
עד כדון. למדנו שהאשה נקנית באחת משלש דרכים אלא בישראל:
בעכומ''ז. מנין ומי נימא דאיתרבו לכל הקניות כמו דאיתרבו לעריות:
והיא בעולת בעל. ולא כתיב והיא אשת איש ללמד על הבעולות הן חייבין ולא על הארוסות ואין להן קנייה אלא בביאה:
מילתיה דר''א אמרה. שאין העכומ''ז עושה בעולה עד שיתכוין לקנותה בביאה זו וממילתיה דשמואל שמענו דס''ל אפילו לא נתכוין לקנותה:
זונה. נכרית פנויה:
והשני נהרג על ידו. שנעשית בעולת בעל על ידי הראשון:
וכי נתכוין הראשון לקנותה. אלא לאו ש''מ דאפילו לא נתכוין לקנותה קאמר שמואל דעושה בעולה:
אִישׁ. מַה תַלְמוּד לוֹמַר אִישׁ אִישׁ. אֶלָּא לְהָבִיא אֶת הַגּוֹיִם שֶׁבָּאוֹ עַל הָעֲרָיוֹת הָאוּמּוֹת שֶׁיִּדּוֹנוּ בְדִינֵי הָאוּמּוֹת. וְאִם בָּאוֹ עַל עֲרָיוֹת יִשְׂרָאֵל שֶׁיִּדּוֹנוּ אוֹתָם כְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. אָמַר רִבִּי לָֽעְזָר. מִכּוּלָּם אֵין לָךְ אֶלָּא אֲרוּסַת יִשְׂרָאֵל בִּלְבַד. שֶׁאִם בָּא עַל אֲרוּסַת יִשְׂרָאֵל חַייָב. עַל אֲרוּסַת גּוֹיִם פָּטוּר. אִם בָּא עַל אֲרוּסַת יִשְׂרָאֵל חַייָבִין. בְּמַה הוּא מִתְחַייֵב. בְּדִינֵיהֶן בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. אִין תֵּימַר. בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. בִּשְׁנֵי עֵדִים וּבְעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה דַייָנִים זוֹ בְהַתְרָייָה וּבִסְקִילָה. וְאִין תֵּימַר. בְּדִינֵיהֶן. בְּעֵד אֶחָד וּבְדַייָן אֶחָד וְשֶׁלֹּא בְהַתְרָייָה וּבְסַיָּף.
Traduction
Il est écrit (Lv 18, 6): Tout homme, etc.; on déduit de la répétition superflue du mot ''homme'' que les lois prescrites dans ce chapitre sont applicables par extension aux païens, et les péchés de relations illicites commis par les gens de nations étrangères seront jugés selon les lois de ces nations, de même que s’ils ont eu des relations illicites avec des femmes israélites ils seront jugés d’après les lois en vigueur parmi les Israélites. R. Eléazar dit: de toutes ces lois, il n’y a qu’une loi complémentaire à ajouter au sujet des païens, c’est la relation avec une fiancée juive; car si un païen cohabite avec une fiancée juive, il sera coupable; mais si c’est avec une fiancée païenne, il ne le sera pas. On vient de dire que s’il cohabite avec une fiancée juive, il sera coupable. Sera-t-il passible de la pénalité des païens, ou de celle des Israélites? S’il est condamné par le statut de ces derniers, il ne sera condamné à mort que sur l’attestation de deux témoins et par un tribunal composé de vingt trois juges, et, après avoir été averti des conséquences de son crime, il subira en cas d’infraction la pénalité de la lapidation; s’il est admis au contraire, qu’il subira la loi en vigueur chez les païens, il suffira pour le condamner du témoignage d’un seul témoin, la sentence sera rendue au besoin par un seul juge, sans avertissement préalable, et le coupable sera décapité avec l’épée.
Pnei Moshe non traduit
איש. איש כתיב בפרשת עריות:
אלא להביא את העכומ''ז. לעריות ישראל דבעריות דידהו לא איצטריך דמלאמר נפקא ויצו ה' אלהים על האדם לאמר זו גילוי עריות ואם באו על עריות העכומ''ז ידונו כעכומ''ז לאפוקי אותם שאינם מוזהרין עליהן וקרא דהכא אתי לרבות שאם באו על עריות ישראל חייבין כישראל:
מכולם. העריות אין לך להביא אלא ארוסת ישראל בלבד דלדידהו לית להו כדילפינן לעיל:
אם בא כו'. כמו אמר מר הוא:
במה הוא מתחייב. אם בדיניהן במיתתן או במיתת ישראל ומפרש ואזיל דאין תימר בדיני ישראל צריך שני עדים כו' ובסקילה כדין נערה המאורסה ואין תימר בדיניהן בעד אחד כו' כדנפקא לן מקראי דכתיב אך את דמכם לנפשותיכם אדרוש אפי' בדיין אחד מיד כל חיה אפילו שלא בהתראה אדרשנו מיד האדם אפי' בעד אחד:
רִבִּי יוּדָה בַּר פָּזִי מוֹסִיף בְּחוֹנְקוֹ. מִפְּנֵי עַצְמוֹ. מַה טַעַם. כִּי דָם בָּאָדָם.
Traduction
R. Juda b. Pazi ajoute que la peine de mort sera appliquée par la strangulation, en vertu de ce verset (Gn 9, 6): Celui qui verse le sang de l’homme verra son sang versé ''en l’homme''; or, le sang n’est versé dans le corps même du criminel qu’en cas de strangulation.
Pnei Moshe non traduit
ר' יודה בר פזי מוסף בחונקו. פליג על הא דקאמר מיתתן בסייף ומוסיף על האי דרשא דקרא שאין מיתתן אלא בחונקו:
מפני עצמו. של מקרא הזה:
מה טעם כי דם באדם. משמע דכתיב שופך דם האדם באדם דמו ישפך ודריש לה הכי באדם דמו ישפך ואיזהו שפיכת דם של אדם שהיא בגופו של אדם זו חנק שאין דמו יוצא לחוץ. ולא איפשיטא האי בעיא:
Kidouchine
Daf 2a
אִין תֵּימַר בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל. וְנִתְגַּייֵר חַייָב. אִין תֵּימַר בְּדִינֵיהֶם. נִתְגַּייֵר פָּטוּר. דְּאָמַר רִבִּי חֲנִינָה. בֶּן נֹחַ שֶׁקִּילֵּל אֶת הַשֵּׁם נִתְגַּייֵר פָּטוּר. מִפְּנֵי שֶׁנִּשְׁתַּנֶּה דִינוֹ. רִבִּי לָֽעְזָר בְּשֵׁם רִבִּי חֲנִינָה. מְנַיִין שֶׁבְּנֵי נֹחַ מוּזְהָרִין עַל עֲרָיוֹת כְּיִשְׂרָאֵל. תַּלְמוּד לוֹמַר וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ. וְלֹא בְאֶשֶׁת חֲבֵירוֹ. וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ. 2a וְלֹא בְזָכוֹר וְלֹא בִבְהֵמָה. רִבִּי שְׁמוּאֵל רִבִּי אַבָּהוּ רִבִּי לָֽעְזָר בְּשֵׁם רִבִּי חֲנִינָה. בֶּן נֹחַ שֶׁבָּא עַל אִשְׁתּוֹ שֶׁלֹּא כְדַרְכָּהּ נֶהֱרַג. מַה טַעַם. וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד. מִמָּקוֹם שֶׁשְּׁנֵיהֶן עוֹשִׂין בָּשָׂר אֶחָד.
Traduction
Il y a encore une autre différence à savoir s’il dépend de la législation juive, ou de celle des païens: Si ce païen est soumis aux lois des Juifs, et qu’après son crime il se convertit au Judaïsme, il reste toujours coupable au même degré (sans modification); s’il dépend au contraire de la législation païenne, il restera dispensé de la pénalité pour ce fait, même lorsqu’il sera ensuite converti, car R. Hanina dit (7)B., Sanhedrin 71.: Un Noahide, eut-il même blasphémé contre la Divinité, échappe à toute pénalité ultérieure lorsqu’il se convertit plus tard, puisqu’il change alors de législation (8)En somme, observe le commentaire Pné-Mosché, le texte ne résout pas la question de savoir par quelle juridiction le païen qui a commis le crime précité sera examiné et condamné.. R. Eléazar dit au nom de R. Hanina (9)Cf. J., (Yebamot 11, 4).: d’où sait-on que même les Noahides sont avisés de ne pas commettre de relations illicites entre eux aussi bien que les Israélites? De ce qu’il est dit (Gn 2, 24): Il (l’époux) s’attachera à sa femme, non à celle d’autrui; ''il s’attachera à elle'' (ce qui est dit avec superfluité), mais il n’aura d’union ni avec un homme, ni avec un animal. R. Samuel, R. Abahou, ou R. Eléazar dit au nom de R. Hanina: un Noahide qui cohabite avec sa femme irrégulièrement mérite la peine de mort, en vertu du verset précité: Il s’attachera à sa femme, et ils ne formeront qu’une chair, in loco quo ambo uniti (10)Per genitalia..
Pnei Moshe non traduit
אין תימר. ועוד נ''מ אחרינא דאין תימר בדיני ישראל דיינינן להו אם נתגייר אח''כ חייב שהרי לא נשתנה דינו ומיתתו אבל אין תימר בדיניהם אם נתגייר פטור כדא''ר חנינה:
מפני שנשתנה דינו. שצריך התראה כו' ונשתנה מיתתו שעכשיו בסקילה:
מנין שבני נח מוזהרין על העריות כישראל. בעריות דידהו:
ולא בזכור ולא בבהמה. דלא שייך דיבוק בהו:
עושין בשר אחד. לאפוקי שלא כדרכה:
רִבִּי יוֹסֵי בְעָא. הַעֲרָייָה בְּזָכוֹר מָה הִיא. הַעֲרָייָה בַּבְּהֵמָה מָה הִיא. וְכָל הָעֲרָיוֹת לֹא מִן הַנִּידָּה לָֽמְדוּ. זָכָר מִינָּהּ. בְּהֵמָה מִינָּהּ. עַד כְּדוֹן בְּיִשְׂרָאֵל. בַּגּוֹיִם. אָמַר רִבִּי מָנָא. לֹא מִינָּהּ. וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ. וְלֹא בְאֶשֶׁת חֲבֵירוֹ כָּל שֶׁהוּא. וְדִכְוָותָהּ לֹא בְזָכוֹר וְלֹא בִבְהֵמָה אֲפִילוּ כָּל שֶׁהוּא.
Traduction
R. Yossé demanda (11)Cf. J., (Ketubot 1, 3).: Est-ce que l’acte de copulation à l’égard d’un homme, ou avec un animal, est considéré comme union (passible de pénalité, ou non)? -Oui, certes, par déduction d’analogie avec la loi sur la femme menstruée, dont on déduit tous les cas spéciaux de relations illicites (et l’on en conclut que même une union imparfaite, ou inachevée, est condamnable); il en sera de même pour les rapports avec un mâle, ou un animal. Ainsi, l’on connaît la défense pour un israélite; mais d’où le sait-on pour un païen (non assujetti à la loi sur les menstrues)? On peut le conclure, dit R. Mena, du même verset précité ''il s’attachera à sa femme'', non à celle d’autrui, même si peu que ce soit, et au même titre se trouve défendue l’union avec un mâle, ou avec un animal, si minime qu’elle soit
Pnei Moshe non traduit
וכל העריות לא מן הנדה למדו. להערייה דכתיב בה מקורה הערה וכתיב בפרשת עריות כי כל אשר יעשה מכל התועבות האלה ונכרתו הוקשו כל העריות לנדה ואם כן זכור נמי ילפינן מינה וכן בהמה דבהעראה חייב דבכלל התועבות הן:
בעכומ''ו. העראה מנין:
לא מינה. מגופו של מקרא מצינו למדין דכמו ולא דבק באשת חבירו אפילו כל שהוא אפילו בהעראה חייב דדיבוק מיקריא ודכוותה בזכור ובבהמה:
הֲרֵי לָמַדְנוּ. גּוֹיִם אֵין לָהֶן קִידּוּשִׁין. מָהוּ שֶׁיְּהֵא לָהֶם גֵּירוּשִׁין. רִבִּי יוּדָה בֶּן פָּזִי וְרִבִּי חָנִין בְשֵׁם רִבִּי חוּנָה רוֹבָה דְצִיפּוֹרִין. אוֹ שֶׁאֵין לָהֶן גֵּירוּשִׁין אוֹ שֶׁשְּׁנֵיהֶן מְגָֽרְשִׁין זֶה אֶת זֶה. רִבִּי יוֹחָנָן דְּצִפֹּרִין רִבִּי אָחָא רִבִּי חִינְנָא בְשֵׁם רִבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן. כִּי שָׂנֵא שַׁלַּח אָמַר י֨י אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. בְּיִשְׂרָאֵל נָתַתִּי גֵּירוּשִׁין. לֹא נָתַתִּי גֵירוּשִׁין בְּאוּמּוֹת הָעוֹלָם. רִבִּי חֲנַנְיָה בְשֵׁם רִבִּי פִינְחָס. כָּל הַפֲּרָשָׁה כְתִיב י֨י צְבָאוֹת. וְכָאן כְּתִיב אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל. לְלַמְּדָךְ שֶׁלֹּא יִיחֵד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׁמוֹ בְגֵירוּשִׁין אֶלָּא בְיִשְׂרָאֵל בִּלְבַד.
Traduction
. Nous avons donc appris (plus haut) que, pour les païens, il n’y a pas de consécration en mariage anticipée (en dehors de la cohabitation). Sont-ils sujets à la loi du divorce? R. Juda b. Pazi et R. Hanin disent au nom de R. Houna le grand à Sephoris (12)V. Midrash Rabba sur la Gn ch. 18.: ou il faut admettre pour eux qu’ils ne procèdent pas au divorce régulier (par acte), ou que les deux conjoints se séparent à volonté (sans formalité). R. Yohanan de Sephoris, ou R. Aha, R. Hinena, au nom de R. Samuel b. Nahman, dit d’interpréter ce verset (Ml 2, 16): Car l’Eternel, le Dieu d’Israël, a dit qu’il hait qu’on la renvoie; on infère de là que la loi sur le divorce subsiste seulement à l’égard des Israélites, non parmi les représentants d’autres nations. R. Hanania au nom de R. Pinhas observe que, dans tout ce chapitre prophétique, l’Eternel est désigné sous le nom de Dieu Sabaôt, tandis que dans ce dernier verset il est nommé ''Dieu d’Israël'', afin d’enseigner que, pour la question de divorce, le nom du Dieu unique n’est mentionné qu’à l’égard d’Israël.
Pnei Moshe non traduit
הרי למדנו עכומ''ז אין להם קידושין. בכסף כדדריש לעיל שאין להן אלא בעולת בעל אבל לא ארוסות:
מהו שיהא להם גירושין. אתר שקנאה בביאה אם יכול הוא לגרשה:
או שאין להן גירושין. כלל דנתמעטו מהמקרא דלקמיה או שלא נתמעטו אלא שאינם בתורת גירושין דישראל שהאיש מגרש את אשתו ובעכו''ם שניהן מגרשין זה את זה ואפילו היא מגרשת אותו כדפליגי אמוראי בהא:
בישראל נתתי גירושין. רבי יוחנן דייק תורת גירושין אתא למעוטי דקרא מיירי בהכי כי שנא שלח וגו' ולא נתתי תורת גירושין זה בעכו''ם אלא שניהם מגרשין זא''ז:
רבי חנניה. קאמר כל הפרשה במלאכי כתיב ה' צבאות שהוא על כל העולם כולו וכאן כתיב אלהי ישראל ללמדך שלא ייחד הקב''ה בגירושין בעכו''ם כלל:
מִילְּתֵיהּ דְּרִבִּי חִייָה רֹבָה אָֽמְרָה. גּוֹיִם אֵין לָהֶן גֵּירוּשִׁין. דְּתַנֵּי רִבִּי חִייָה כֵן. גּוֹי שֶׁגֵּירַשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ וְהָֽלְכָה וְנִישֵּׂאת לְאַחֵר וְגֵירְשָׁהּ וְאַחַר כָּךְ נִתְגַּייְרוּ שְׁנִיהֶן. אֵנִי קוֹרֵא עָלֶיהָ לֹא יוּכַל בַּעֲלָהּ הָרִאשׁוֹן אֲשֶׁר שִׁילְּחָהּ לָשׁוּב לְקַחְתַּהּ. וְתַנֵּי כֵן. מַעֲשֶׂה בָא לִפְנֵי רִבִּי וְהִכְשִׁיר.
Traduction
On sait, par l’avis qu’émet ci-après R. Hiya le grand, que les païens ne sont pas sujets à la loi du divorce, car R. Hiya a enseigné: Si un païen a répudié sa femme, laquelle a épouser un autre homme, qui l’a répudiée à son tour, puis les deux hommes se convertissent au Judaïsme, on ne leur appliquera pas ce précepte (Dt 24, 4): son premier mari qui l’a répudiée ne pourra plus (alors) la reprendre (et le païen sera libre de la reprendre). En effet, on a enseigné: un fait de ce genre fut soumis à l’appréciation de Rabbi, qui autorisa l’union nouvelle.
Pnei Moshe non traduit
ואח''כ נתגיירו שניהן אין אני קורא עליה לא יוכל וגו'. דגר שנתגייר כקטן שנולד דמי וגירושי גיותן לאו גירושין הן:
ותני כן מעשה. כזה בא לפני רבי והכשיר להראשון להחזירה:
בִּשְׁטָר. הָדָא דְתֵימַר. בִּשְׁטָר שֶׁאֵינוֹ יָפֶה שָׁוֶה פְרוּטָה. אֲבָל בִּשְׁטָר שֶׁהוּא יָפֶה שָׁוֶה פְרוּטָה כְּכֶסֶף הוּא. תַּנֵּי רִבִּי חִייָה כֵן. לא סוֹף דָּבָר בִּשְׁטָר שֶׁהוּא יָפֶה שָׁוֶה פְרוּטָה. וַהֲלֹא מִתְקַדֶּשֶׁת הִיא הָאִשָּׁה בְּכָל דָּבָר שֶׁהוּא יָפֶה שָׁוֶה פְרוּטָה. אֶלָּא אֲפִילוּ כְתָבוֹ עַל הַחֶרֶס אוֹ עַל נְייָר וּנְתָנוֹ לָהּ הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת.
Traduction
Par le contrat'' (est-il dit dans la Mishna). On entend par là un contrat n’ayant pas même la valeur d’une prouta (même monnaie); car, s’il avait cette valeur, il serait inutile d’en parler, puisqu’alors ce serait l’équivalent de l’argent en espèces. De même R. Hiya a enseigné: En réalité, il n’est pas besoin d’employer un contrat qui représente une valeur quelconque, puisque d’ailleurs on peut consacrer une femme par tout objet qui représente un minimum de valeur d’une prouta (13)Tossefta à ce traité, ch. 1.; eut-on même écrit le contrat sur un tesson d’argile, ou sur un chiffon de papier, puis on l’a remis à la femme, celle-ci sera consacrée comme épouse.
Pnei Moshe non traduit
בשטר הדא דתימא. אפילו בשטר שאינו יפה שוה פרוטה מקודשת דאלו בשטר שהוא שוה פרוטה ככסף הוא ומאי קמ''ל פשיטא הא שוה פרוטה כפרוטה:
כתבו. לגט על דבר שהוא איסור הנאה:
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Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source