Ruth la Moabite dit un jour à Noémi : "Je voudrais aller dans les champs glaner des épis à la suite de celui qui me ferait bon accueil." Noémi lui répondit : "Va, ma fille."
Elle alla donc et s’en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs ; le hasard l’avait conduite dans une pièce de terre appartenant à Booz, de la famille d’Elimélec.
Voilà que Booz arrivait justement de Bethléem ; il dit aux moissonneurs : " Que le Seigneur soit avec vous !" Et eux de répliquer : "Le Seigneur te bénisse !"
Elle nous a dit : Je voudrais glaner et recueillir des épis près des tas de gerbes, à la suite des moissonneurs. Ainsi elle est venue, et elle se trouve ici depuis le matin jusqu’à présent, tant son séjour à la maison a été de courte durée."
Booz dit alors à Ruth : "Entends-tu, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’éloigne pas d’ici ; attache-toi de la sorte aux pas de mes jeunes servantes.
Aie les yeux fixés sur le champ qu’elles moissonneront et marche à leur suite ; j’ai bien recommandé aux jeunes gens de ne pas te molester ; si tu as soif, va où sont les vases et bois de ce que les jeunes gens auront puisé."
Ruth se jeta la face contre terre, se prosterna et lui dit : "Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux, pour que tu t’intéresses à moi, qui suis une étrangère ?"
Booz lui répliqua en disant : "On m’a fidèlement rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari : que tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre auprès d’un peuple que tu ne connaissais ni d’hier ni d’avant-hier.
Que l’Éternel te donne le prix de ton œuvre de dévouement ! Puisses-tu recevoir une récompense complète du Seigneur, Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter !"
Elle dit : "Puissé-je toujours trouver grâce à tes yeux, seigneur, car tu m’as consolée, et tes paroles sont allées au cœur de ta servante, bien que je ne sois pas même autant qu’une de tes servantes !"
A l’heure du repas, Booz lui dit : "Approche et mange de nos aliments ; tu peux aussi tremper ton pain dans le vinaigre" ; elle s’assit à côté des moissonneurs, il lui offrit du grain grillé, elle en mangea à satiété et en eut encore de reste.
Elle l’emporta, rentra en ville, et sa belle-mère vit ce qu’elle avait ramassé. Ruth montra aussi et lui donna ce qu’elle avait mis en réserve après avoir mangé à sa faim.
Sa belle-mère lui demanda : "Où donc as-tu glané aujourd’hui ? Où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui t’a témoigné de la bienveillance !" Ruth fit connaître à sa belle-mère chez qui elle avait fait sa besogne : "L’homme, dit-elle, chez qui j’ai travaillé aujourd’hui se nomme Booz."
Alors Noémi dit à sa bru : "Béni soit-il par l’Éternel, puisqu’il n’a cessé d’être bon pour les vivants et pour les Morts !" Noémi lui dit encore : "Cet homme nous touche de près : il est de nos parents."
Et Noémi dit à Ruth, sa bru : "Il vaut bien mieux, ma fille, que tu ailles avec ses servantes ; ainsi tu ne seras pas exposée à être mal accueillie dans un autre champ."
Ruth resta donc avec les servantes de Booz pour glaner jusqu’à l’achèvement de la moisson de l’orge et du froment ; et elle continuait à habiter avec sa belle-mère.
Textes partiellement reproduits, avec autorisation, et modifications, depuis les sites de Torat Emet Online et de Sefaria.
Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source
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