'Haguigah
Daf 15a
משנה: חוֹמֶר בַּקּוֹדֶשׁ מִבַּתְּרוּמָה שֶׁמַּטְבִּילִין כֵּלִים בְּתוֹךְ כֵּלִים בַתְּרוּמָה אֲבָל לֹא בַקּוֹדֶשׁ. אֲחוֹרַיִים וְתוֹךְ וּבֵית צְבִיעָה בַּתְּרוּמָה אֲבָל לֹא בַּקּוֹדֶשׁ. הַנּוֹשֵׂא 15a אֶת הַמִּדְרָס נוֹשֵׂא אֶת הַתְּרוּמָה אֲבָל לֹא אֶת הַקּוֹדֶשׁ. בִּגְדֵי אוֹכְלֵי תְּרוּמָה מִדְרָס לַקּוֹדֶשׁ. לֹא כְּמִדַּת הַקּוֹדֶשׁ מִדַּת הַתְּרוּמָה שֶׁבַּקּוֹדֶשׁ מַתִּיר וּמַטְבִּיל וְאַחַר כָּךְ קוֹשֵׁר וּבַתְּרוּמָה קוֹשֵׁר וְאַחַר כָּךְ מַטְבִּיל׃
Traduction
Il y a plus de sévérité pour les consécrations que pour l’oblation, en ce que pour celle-ci on peut avoir un vase dans l’autre au moment de leur faire prendre à tous deux un bain légal; ce n’est pas permis pour d’autres saintetés. Le côté extérieur, l’intérieur ou l’anse d’un vase sont considérés comme distincts (ne propageant pas l’impureté au vase entier), s’il s’agit d’oblation, non pour d’autres saintetés. Celui qui porte un objet devenu impur par compression peut transporter de l’oblation (dans un récipient, sans crainte du contact), non d’autres saintetés; de même, les vêtements de ceux qui mangent de l’oblation dans lesdites conditions d’impureté par pression sont impurs pour d’autres saintetés. En outre, les procédés pour celles-ci ne sont pas les mêmes pour l’oblation: l’ustensile destiné à recevoir une sainteté devra être d’abord délié, puis essuyé, enfin trempé dans le bain légal, puis être de nouveau rattaché, tandis que pour l’oblation on peut attacher ensemble les objets avant de les baigner.
Pnei Moshe non traduit
מתני' חומר בקדש מבתרומה. אחת עשר מעלות עשו חכמים לקדש יותר על התרומה כדקחשיב בפרקין וכבר פירשתי במתני' דסוף פרק דלעיל דשש מעלות הראשונות עשאום בין לקדש ובין לחולין שנעשו על טהרת הקדש וחמש אחרונות לא עשאום אלא לקדש בלבד וטעמא דבאלו האחרונות לית בהו דררא דטומאה דאורייתא:
שמטבילין כלים בתוך כלים בתרומה. אפילו הכלי הגדול שמטבילין בתוכו טהור הוא מטבילין בתוכו כלים הטמאים לתרומה:
אבל לא בקדש. אם הכלי הגדול טהור הוא אין מטבילין בתוכו כלים טמאים לקדש וטעמא גזירה שמא יהיה פי הכלי צר ולא יהיה בו כשפופרת הנוד והרי אינו מעורב למקוה הוא דהא תנן בפ''ו דמקואות עירוב מקואות כשפופרת הנוד ונמצאו הכלים שבתוכו כאלו טבלו במים שבכלי ולא במקוה. אבל אם היה הכלי הגדול טמא מטבילין בתוכו כלים אפי' לקדש דמגו דסלקא טבילה לכולא גופיה דמנא סלקא להו נמי לכלים דאית ביה:
אחוריים ותוך ובית צביעה. הא דאמרי' דיש חילוק בין אחוריים דכלי ובין תוכו ובית צביעה וזהו בית אצבע שבעובי שפתיו שאוחזין בו דקי''ל כלי שנטמא אחוריו במשקין אחוריו טמאין תוכו ואוגנו ובית צביעתו טהורין המשקין שבתוכן משום דטומאת משקין לטמא כלים אינה אלא מדרבנן וזהו דוקא בתרומה אבל לא בקדש שבקדש אם נטמאו אחוריו נטמא הכל וגם תוכו ובית הצביעה:
הנושא את המדרס נושא את התרומה. כאחד הואיל ואין הנושא נוגע בתרומה ולא התרומה נוגעת במדרס הזב. אבל לא את הקדש אע''פ שלא נגע בו ומשום מעשה שהיה כדפרישית בפרק דלעיל בהלכה ה' ולא גזרו אלא במדרס ובקדש כמעשה שהיה וזהו לכתחלה דוקא אבל אם עבר ונשא הואיל ולא נגע בקדש הרי הקדש טהור:
בגדי אוכלי תרומה. אף על פי שהן טהורין ונזהרין מן הטומאות אפי' כן עשו אותן כמדרס לקדש כדתנן בסוף פרק דלעיל:
לא כמדת הקדש מדת התרומה. בטבילת הכלים לענין חציצה:
שבקדש. אם הכלי יש בו קשר וצריך להטבילו מתיר את הקשר שלא יהא חציצה ומנגב אם לח הוא שלא יהיה לחלוחיתו חוצץ ומטבילו ואח''כ קושרו כבתחלה:
ובתרומה אם ירצה קושרו. כלומר מניחו כשהוא מקושר ואחר כך מטבילו דבתרומה אין בכך כלום:
הלכה: חוֹמֶר בַּקּוֹדֶשׁ מִבַּתְּרוּמָה כול'. רִבִּי חִייָה בְשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. מִפְּנֵי שֶׁאוֹכְלִי תְרוּמָה זְרִיזִין. וְאוֹכְלֵי קוֹדֶשׁ אֵינָן זְרִיזִין. אָמַר רִבִּי חֲנַנְיָה קוֹמֵי רִבִּי מָנָא. וְהָדָא הִיא מַעֲלָה. אִילּוּ דָּבָר שֶׁהוּא שָׁוֶה בָזֶה וּבָזֶה. טָמֵא בָזֶה וְטָהוֹר בָזֶה. וְדָא הִיא מַעֲלָה. אָמַר לֵיהּ. תִּיפְתָּר בִּמְזוּקָּק לַקּוֹדֶשׁ. רִבִּי לָא בְשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. אִם הָיָה דָבָר טָמֵא [כָבֵד] כְּלִיטְרָא אִין מַטְבִּילִין אוֹתוֹ. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר. אַף בִּתְרוּמָה אֵין מַטְבִּילִין אוֹתוֹ אֶלָּא סַל וְגַרְגּוּתְנִי בִּלְבַד. אָמַר רִבִּי יוֹחָנָן. אַבָּא שָׁאוּל וְרִבִּי שִׁמְעוֹן שְׁנֵיהֶם אָֽמְרוּ דָבָר אֶחָד. דְּתַנִּינָן תַּמָּן. הָאוֹחֵז בָּאָדָם וּבַכֵּלִים וּמַטְבִּילָן טְמֵאִים. וּכְשֶׁהוּא מַדִּיחַ אֶת יָדָיו טְהוֹרִין. רִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר יְרַפֵּם [עַד] שֶׁיָּבוֹא בָהֶן הַמַּיִם. אָמַר רִבִּי יוֹחָנָן. מִסְתַּבְּרָא רִבִּי שִׁמְעוֹן יוֹדֵי לְאַבָּא שָׁאוּל. אַבָּא שָׁאוּל לֹא יוֹדֵי לְרִבִּי שִׁמְעוֹן. רַבָּנִן דְּקַיְסָרִין בְּשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. הֲלָכָה כְאַבָּא שָׁאוּל. וְתַנֵּי כֵן. הֲלָכָה כִדְבָרָיו. אָמַר רִבִּי יוֹנָה. מַתְנִיתָה דְּרִבִּי מֵאִיר. אֲבָל דִּבְרֵי חֲכָמִים עוֹשִׂין כֵּן אֲפִילוּ בַקּוֹדֶשׁ. שֶׁאֵין בֵּית צְבִיעָה תוֹךְ. כְּלֵי קוֹדֶשׁ כּוּלָּן תּוֹךְ.
Traduction
R. Hiya, au nom de R. Yohanan, justifie cette gradation, en ce que les consommateurs d’oblation (les prêtres) ont plus de souci d’une grande pureté (82)''''''Le consommateur en aura donc souci d'ordinaire; et pourtant ce manger est plus sévère: ce qui est une preuve de supériorité.'''''' que les consommateurs de saintetés (parfois de simples israélites). — Mais, objecta R. Hanania devant R. Mena, est-ce là une supériorité? Si en présence de 2 objets égaux on déclare l’un impur et l’autre pur, le 2e a un avantage; mais il n’en est pas de même si l’on estime moins soucieux les consommateurs de saintetés? Il peut s’agir du cas où l’on est forcé de manger du sacré (n’ayant rien autre). R. Ila dit au nom de R. Yohanan: si le vase impur (à baigner à l’intérieur d’un autre) pèse une livre (litra), on ne le baignera pas dans un autre (mais à part). Aba Saül dit: pour l’oblation, on ne met pas non plus un vase dans l’autre afin de les baigner, à moins que le contenant soit un panier portatif, ou un grand panier d’osier, gurgaqo''. Selon R. Yohanan, cet avis d’Aba-Saül et celui de R. Simon exprimé plus loin sont au fond les mêmes; or, il a été dit ailleurs (83)(Mikvaot 8, 5).: si l’on tient un homme ou des ustensiles en les baignant, ils restent impurs ( l’eau n’est pas parvenue au point de contact de la main); mais s’il a d’abord mis les mains à l’eau (en contact avec le bain entier), tout sera pur; selon R. Simon, il faut de plus relâcher la prise, de façon à laisser l’eau arriver (84)C'est analogue à l'avis d'Aba-Saül, de ne pas pouvoir baigner un vase dans l'autre, de crainte que le poids forme séparation de l'eau.. Toutefois, dit R. Yohanan, l’identité n’est pas complète entre ces 2 avis, et il semble que R. Simon se range à l’avis d’Aba-Saül, sans que l’inverse ait lieu (Aba-Saül admet qu’un mouillage préalable suffit). Les rabbins de Césarée au nom de R. Yohanan disent que l’avis d’Aba-Saül sert de règle, et c’est ce que dit aussi un enseignement. R. Yona dit: l’énumération de notre Mishna doit être conforme à R. Meir; car, selon les autres sages, on n’agira pas seulement ainsi pour l’oblation, mais aussi pour les consécrations, et ils ne distinguent pas entre l’anse d’un ustensile sacré et l’intérieur, le tout devant être réglé comme le côté interne. R. Yona au nom de R. Hiya b. Aba raconte que sept anciens entrèrent dans la vallée de Rimmon pour fixer le calendrier de l’année (par embolisme), savoir R. Meir, R. Juda, R. Yossé, R. Simon, R. Néhémie, R. Eléazar b. Jacob et R. Yohanan le cordonnier (85)V. Derenbourg, ib., p. 437 n.; ils ont dit combien les saintetés ont de degrés supérieurs à l’oblation: selon R. Meir, il y en a 13; selon R. Yossé, 12 R. Meir dit avoir entendu énoncer le chiffre de 13 par R. aqiba. R. Yohanan le cordonnier lui répliqua: j’ai plus servi R. aqiba debout (en passant) que tu ne l’as servi assis régulièrement (86)Expression analogue au (Shabat 10, 5)., et je ne lui ai pas entendu dire cela. On a dit de ce R. Yohanan d’Alexandrie qu’il doit exprimer la vérité. Malgré ces discussions, on se séparait à l’amiable en s’embrassant; et si l’un n’avait pas de manteau, son compagnon coupait la moitié du sien pour le lui offrir. Ce qui les poussait à agir ainsi, c’est que chacun expliquait de 7 manières diverses ce verset (Is 5, 1): Je veux chanter à mon bien-aimé un chant d’amour à sa vigne. On loua fort le dernier d’entr’eux, pour la façon remarquable d’interpréter ces mots; c’était, dit-on, R. Simon b. Yohaï. Pourquoi étaient-ils pressés de déterminer le calendrier (dès leur arrivée à la vallée de Rimmon)? —C’est qu’ils tiraient une déduction du rapprochement de ces versets (Ex 34, 17) et (Ex 34, 18): Tu ne te feras pas d’idoles de métal fondu, puis: tu observeras la fête des azymes; c.-à-d. dès que l’on est à même de fixer le calendrier de l’année, si l’on n’agit pas de suite, on commet un crime égal à l’idolâtrie. Au moment de quitter la vallée, ils cherchèrent un moyen de laisser un souvenir de leur passage; ils aperçurent une roche de marbre; chacun d’eux prit un clou et l’enfonça aussi aisément que dans une pâte. En souvenir de ce fait merveilleux, cette roche porte encore le nom de pierre aux clous. R. Yohanan dit: ce que la Mishna dit de l’anse d’un vase est aussi bien applicable au côté interne qu’à l’externe, dernier mode qu’affectionnent les gens soucieux de propreté. R. Zeira observa que l’on ne sait pas au juste de quel cas il s’agit: il ne saurait être question de mains bien sèches, puisqu’alors il n’y a pas de propagation d’impureté, ni du cas où le vase est plein de liquide puisqu’alors ne pouvant s’empêcher de toucher le liquide on rend aussitôt le tout impur; il doit s’agir du cas où le revers est en partie mouillé par le liquide (et où le contact peut produire l’impureté). Selon R. Yohanan au nom de R. Baniah, on comparera le contact mouillé de l’anseà celui qui surviendrait dans la salle d’abattoir du Temple; et comme il a été dit ailleurs (87)(Eduyot 8, 1). qu’en un tel cas de liquide répandu dans le parvis les objets restent purs aussi longtemps qu’ils restent en place, et qu’ils deviennent susceptibles d’impureté lorsqu’ils en sortent, de même ici, le liquide ne touchant que la place même de l’anse n’a pas de caractère contagieux, mais il reprend sa vertu de propagation rendant impur lorsqu’il quitte cette place. R. Simon dit au nom de R. Josué b. Lévi: si un objet humecté à l’abattoir quitte ce lieu, il est susceptible d’impureté. Mais n’a-t-on pas dit que, tout en étant portées au dehors, les consécrations restent sacrées et échappent à la propagation de l’impur par l’eau? R. Yossa dit que R. Simon lui-même a répondu, ou selon R. Hinena, R. Simon a répondu au nom de R. Josué b. Lévi: il s’agit là du cas où, après avoir été portée au dehors, la victime égorgée a été ramenée à l’intérieur (malgré le séjour momentané au dehors, elle reste sacrée). Si un liquide sacré se trouvant dans la partie supérieure du parvis devient impur par contact et s’écoule au dehors, R. Aba et R. Aboun b. Hiya émettent 2 avis à cet égard: d’après l’un, la partie maintenue sur place reste pure, et ce qui est au dehors devient impur; d’après l’autre, le tout reste pur par l’effet de la première impulsion de pureté. Toutefois, dit R. Aha au nom de R. Zeira, le liquide dans la salle d’abattoir reste pur s’il est devenu impur par contact à des mots (à un degré inférieur); mais si c’est par contact d’un ver (impureté légale), la propagation sera réelle. On a dit ailleurs (88)(Kelim 25, 7).: pour tout vase, il faut tenir compte du côté externe, de l’intérieur et de l’anse; selon R. Tarfon on distingue seulement l’anse pour une grande huche de bois; selon R. aqiba, la distinction est applicable aux coupes; selon R. Meir, elle s’applique aux mains, soit pures, soit impures; enfin, selon R. Yossé, elle est applicable aux mains pures seules, ce qu’il entend ainsi: d’après R. Meir, si les mains sont impures et l’extérieur de la coupe est pur, qu’une goutte de liquide tombe à l’extérieur de la coupe et que cette main qui a touché saisisse l’anse, il est certain que le liquide n’est pas devenu impur par la main au point que le contact de l’anse rende la coupe impure (les craintes ne vont pas si loin); mais l’on se demande si, de ce que le liquide n’est pas tenu pour impur par contact de la main jusqu'à entacher la coupe, ce même liquide ne sera pas entaché par la main au point de ne pas rendre impur ailleurs un pain? On résout cette question à l'aide de ce qu'une barayeta dit: Si à des liquides purs placés sur le sol un pain impur a touché, celui-ci les a rendus impurs. Or, on entend par là qu'il peut y avoir encore une propagation d'impureté par le liquide a d’autres objets; de ce qu'il est question de liquide à terre, on conclut qu'il n'en est pas de même du liquide au dos d'une coupe, et si l'on a eu du liquide à la main (si elle a été mouillée), puis l'on a saisi l'anse, le liquide ne sera pas devenu impur au contact des parois impures de la coupe (on ne craint donc pas qu'il y ait contact entraînant la propagation d'impureté). Si d'autre part un liquide touche la main qui saisit l'anse, dira-t-on aussi qu'il n'a pas été rendu impur par le dos de la coupe, jusqu'à rendre impure la main qui la saisira? On peut résoudre ce point à l'aide de ce que dit la fin du même enseignement: Si au liquide impur placé à terre un pain pur a touché, il devient impur par là; or il est seulement question de pain, non de la main (celle-ci donc ne serait pas entachée). D'après R. Yossé, on entend ainsi la distinction établie au sujet de l’anse: si les mains sont pures, l'extérieur de la coupe impur, que du liquide mouille la main, et que celle-ci prend l'anse, il va sans dire que le contact humide ne sera pas entaché par la coupe au point de rendre la main impure; mais si l'on ne craint pas cette propagation, en résulte-t-il aussi que le liquide ne sera pas contaminé par l'extérieur de la coupe au point de rendre un pain impur ailleurs? On peut résoudre ce point de ce qu'il est dit: si au liquide impur sis à terre un pain pur a touché, celui-ci devient impur; or, l’impureté s’est propagée de façon à rendre le pain impur, parce que l'eau est à terre, non si elle était sur la main. Si cependant le liquide a mouillé la coupe et que l’on saisit l’anse dira-t-on malgré cela, que le liquide ne sera pas contaminé par la main au point de rendre la coupe impure? On peut résoudre ce point de ce qu’il est dit: si un liquide impur se trouve à l'anse de la coupe, dès que l'on y touche, la coupe dont la paroi est pure devient impure par contagion de l'anse.
Pnei Moshe non traduit
גמ' ר' חייה בשם ר' יוחנן. קאמר טעמא שהחמירו בקדש יותר מבתרומה מפני שאוכלי תרומה הכהנים זריזין הן ומאליהן הן נזהרין אבל אוכלי קדש שניתנה אף להבעלים כגון קדשים קלים אינן זריזין הן:
והדא היא מעלה. בתמיה אלו דבר שהוא שוה בזה ובזה והייתי אומר טמא בזה וטהור בזה ודא היא מעלה שפיר היה מפני שעשו מעלה בקדש יותר מבתרומה אבל כשאתה אומר שהטעם שבקדש אינן זריזין כמו האוכלי תרומה א''כ לאו משום מעלה דאיכא בקדש וקשיא אמאי חשבו לזה בהני מעלות שבקדש יותר מבתרומה:
א''ל תיפתר במזוקק לקדש. כלומר לעולם דעיקר טעמא שאמרו אין מטבילין כלים בתוך כלים לקדש מפני שאוכלי קדש אינם זריזין כמו כהנים אוכלי תרומה והא דקא חשיב לה במעלות הקדש תיפתר כגון שהוא מזוקק לאכילת קדש שאין לו לאכול עכשיו אלא קדש והשתא שפיר הוא דקחשיב לה במעלות שבקדש שהרי מה שאמרו כהנים זריזין הם אינו אלא משום שנוהגין לאכול בתרומה ורגילין הן בזריזות בשמירת טהרה וכשהן מטבילין כלים רואין שתהא הטבילה כתקנה ולפיכך נמי אומר שמטבילין כלים בתוך כלים לתרומה שזריזין הן לראות שתעלה הטבילה אף להכלי הנתון בתוך הכלי וזה שהוא מזוקק לקדש שאין לו לאכול ד''א מסתבר' הוה שהוא ג''כ רגיל בטהר' וזריז הוא כמו אלו אוכלי תרומה ואפ''ה אין מטבילין כלים בתוך הכלי' לקדש א''כ ע''כ משום דמעלה עשו בקדש:
אם היה דבר טמא כבד כליטרא. אם היה הכלי טמא כבד כמו ליטרא אחת אין מטבילין אותו בתוך הכלי וכלומר דמפרש טעמא שאין מטבילין כלים בתוך כלים לקדש היא מפני כבידו של הכלי הפנימי מכביד על החיצון ואיכא חציצה ואם היה כבד כמו ליטרא אז אין מטבילין אותו בתוך הכלי:
אבא שאול אומר וכו' וגרגותני. הוא סל גדול. ובתוספתא רפ''ג לא גריס כן וגריס בקדש נותן לתוך הסל או לתוך הגרגותני ומטביל אבא שאול אומר כך היו עושין בתרומה אבל לא בקדש:
שניהן אמרו דבר אחד. בענין טבילה דחיישינן משום חציצה היכא דאיכא למיחש שלא באו המים לשם:
דתנינן תמן. בפ''ח דמקואות האוחז באדם ובכלים ומטבילן טמאים דבמקום אחיזתו לא באו המים:
וכשהוא מדיח את ידיו. בתחלה במים טהורין לפי שהמים שעל ידיו מתחברין למי המקוה ואין כאן חציצה:
ר''ש אומר. אעפ''כ צריך שירפם כדי שיבא בהן המים ולא סגי בהדחה בלבד והיינו דקאמר שניהן אמרו דבר אחד דכמו דאבא שאול חייש לכבידו של כלי שלא יהא חוצץ ולא מהני לומר שידיח בתחלה הכלי הפנימי במים כך לר''ש דלא מהני הדחה:
אמר רבי יוחנן. הדר אמר ר' יוחנן מסתברא היא לומר דאפי' כן לאו ממש דבר אחד הוא שאמרו אלא דר' שמעון יודה לאבא שאול שכבידו של כלי חוצץ אבל אבא שאול לא יודה לר''ש דלא תהני הדחה במים בתחלה דאיכא למימר כי קאמר אבא שאול אין מטבילין כלים בתוך כלים אף בסל וגרגותני וטעמא דכבידו של כלי חוצץ היינו בשלא הדיח אבל אם הדיח להכלי הפנימי במים תחלה מהני:
מתניתא. דקחשיב להא דכלים בתוך כלים במעלות הקדש דר''מ היא דקאמר לקמן שלש עשרה מעלות בקדש והיינו י''א מעלות דשנינו בפרקין ועוד הא דשנינו בפרק דלעיל נוטלין לידים וכו' ולתרומה אבל לקדש מטבילין וכן להא דשנינו שם טבל והוחזק לתרומה אסור לקדש וחשיב להו נמי במעלות:
אבל דברי חכמים עושין כן. להטביל בסל וגרגותני אפי' בקדש. וכתנא קמא דהתוספתא שהבאתי לעיל:
שאין בית צביעה וכו'. להא דתנינן במתניתין אחורים וכו' מפרש לפי שלא חילקו בין אחורים ובית צביעה לתוך הקדש שכלי קדש כולן דין תוך להן וכמו שאם נטמא תוך הכלי הכל טמא כך בכלי קדש אפי' נטמאו האחוריים הכל טמא:
'Haguigah
Daf 15b
רִבִּי יוֹנָה בְשֵׁם רִבִּי חִייָה בַּר בָּא. מַעֲשֶׂה שֶׁנִּכְנְסוּ שִׁבְעָה זְקֵינִים לְעַבֵּר אֶת הַשָּׁנָה בְּבִקִעַת רִימּוֹן. וּמִי הָיוּ. רִבִּי מֵאִיר וְרִבִּי יְהוּדָה וְרִבִּי יּוֹסֵי וְרִבִּי שִׁמְעוֹן וְרִבִּי נְחֶמְיָה וְרִבִּי לִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב וְרִבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר. אָֽמְרוּ. 15b כַּמָּה מַעֲלוֹת בַּקּוֹדֶשׁ וּבַתְּרוּמָה. רִבִּי מֵאִיר אוֹמֵר. שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה. רִבִּי יּוֹסֵי אוֹמֵר. שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה. אָמַר רִבִּי מֵאִיר. כָּךְ שָׁמַעְתִּי מֵרִבִּי עֲקִיבָה. שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה. אָמַר לוֹ רִבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר. שִׁימַּשְׁתִּי אֶת רִבִּי עֲקִיבָה עוֹמַדּוֹת מַה שֶׁלֹּא שִׁימַּשְׁתּוֹ יְשִׁיבוֹת. אָֽמְרוּ. רִבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אֲלֶכְסַנְדְּרִי לַאֲמִיתּוֹ הוּא. וְעָֽמְדוּ מִשָּׁם בִּנְשִׁיקָה. וְכָל מָאן דְּלָא הֲוָה לֵיהּ גּוּלָה הֲוָה חַבִרֵיהּ קְטַע פַּלְגָּא דְגוּלְתֵּיהּ וִיהַב לֵיהּ. וְלָמָּה הֲווֹן עָֽבְדִין כֵּן. דַּהֲוֹון כּוּלְּהוֹן דָּֽרְשִׁין הָדֵין פְּסוּקָא מִן שֶׁבַע שֶׁבַע אַפִּין. אָשִׁ֤ירָה נָּא֙ לִֽידִידִ֔י שִׁירַ֥ת דּוֹדִ֖י לְכַרְמ֑וֹ. וְקָֽלְסוֹן לַאֲחוֹרַייָא מַה אַשְׁכַּח אַפּוֹי בְגַוֵּהּ. אָֽמְרִין. רִבִּי שִׁמְעוֹן בֵּן יוֹחַי הֲוָה. וְלָמָּה הֲווֹן דָחֲקִין מֵעַתָּה הָדָא מִילְּתָא. דַּהֲווֹן דָּֽרְשִׁין מֵימַר אֱלֹהֵ֥י מַסֵּכָה֭ לֹ֥א תַֽעֲשֶׂה לָּֽךְ׃ מַה כְתִיב בַּתְרֵיהּ. אֶת חַ֣ג הַמַּצּוֹת֘ תִּשְׁמֹר֒. אָֽמְרִין. כָּל מִי שֶׁסְּפִיקָה בְיָדוֹ לְעַבֵּר אֶת הַשָּׁנָה וְאֵינוֹ מְעַבְּדָהּ כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. מִי אֲתֵיי מֵיזַל לוֹן אָֽמְרִין. אַתּוּן נַחְוִי עוֹבְדִינָן. וַהֲוָה תַמָּן חַד כֵּיף דַּשַׁיִישׁ וַהֲוָה כָּל חַד וָחַד נְסִיב חַד מַסְמֵר וּקְבַע לֵיהּ בְּגַוֵּיהּ וְהוּא נְחַת וּשְׁקַע כָּהָדֵיין לַייְשָׁא. עַד כְּדוֹן מִיתְקְרִי כֵּיפָא מַסְמְרָא.
Traduction
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Pnei Moshe non traduit
מעשה וכו'. ונתנו לבם לפלפל בתחלה כמה מעלות בקדש והטעם שהתחילו בזה לפי שכל עיקר של עיבור השנה היא כדי לשמור זמן הפסח כדדרשינן משמור את חדש האביב וכו' וצריכין לזכור הלכות אכילת הקדש ואכילת הפסח וכיצד נזהרין בו ואע''פ שאלו התנאים רובן היו אחר החורבן לזכר עשו כן לזכור זמן אכילת הפסח כדמצינו בהרבה מקומות מכיוצא בזה:
ר''מ אומר שלש עשרה. טעמיה כדלעיל:
שתים עשרה. קחשיב י''א דפרקין וחדא מפרק דלעיל דלקדש מטבילין ואידך דהוחזק לא קחשיב משום דההיא אף בתרומה כן דהוחזק למעשר אסור לתרומה:
שימשתי את ר''ע עומדות וכו'. כלומר הרבה יותר ממך שימשתי אותו ולא שמעתי זה ממנו:
אלכסנדרי לא מתו הוא. כמו לא מטו הוא כלומר ודאי דבריו כן הן דלא מטו דבריו מדברי ר''ע וקראו אותו אלכסנדרי על שם שהיה משם:
ועמדו משם בנשיקה ובאהבה ובחיבה. והראו חיבתן דכל מאן דלא הוה ליה גולתא חבריה קטע פלגא וכו'. ולמה הוון עבדין כן בפעם הזאת משום דהוון כולהון דרשין בשעתא ההוא להדין פסוקא מן שבעה פנים שכל אחד ואחד היה דורש לו פנים בפרשת אשירה נא לידידי וגו' ויש בענין זה ג''כ שבעה פסוקים וכל א' ואחד משבעה זקנים הללו היה דורש פנים אחד הרי שבע שבע אפין ומפני שתחלת ענין הפסוקים מדבר בידידות הכרם והן היו יושבין ככרם כדאמרי' כשנכנסו רבותינו לכרם ביבנה דרשו בזה הפסוק ובפסוקים שלאחריו באותו הענין ולפיכך עשו זה להראות ידידות ואחוה ביניהן:
וקלסין לאחרייא. והיו משבחין לאחר כלומר לאחד שהיה שם וכמו איל אחר וממנין השבעה זקנים והוא דרש מה שמצא פנים למקרא הזה והוטב בעיניהם ואמרו עליו שר''ש בן יוחי הוה דהוא סתם ר' שמעון:
ולמה הוון דחקין מעתה הדא מילתא. דעיבור השנה משום דהוון דרשין מימר לאלו סמיכות המקראות אלהי מסכה לא תעשה לך וכתיב בתריה את חג המצות תשמור שיהא בזמנו ולפיכך צריך לפעמים לעבר את השנה ואמרין וכו':
מי אתו מיזלי. כשרצו להלוך ממקום שהיו מתאספין אמרין באו ונעשה מעשה להראות זכרון שעשינו והיה שם חד כיף דשייש. כיפת אבן של שייש והיה כל אחד ואחד נוטל חד מסמר של ברזל וקבע בתוכו ונעשה להם נס שהיה יורד ושוקע כהדין לישת עיסה אחת ועד כדון מיתקרי להאי כיפא כיפא דמסמרא:
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