Horayoth
Daf 7b
הלכה: הוֹרוּ בֵית דִּין שֶׁלְּאֶחָד מִן הַשְּׁבָטִים כול'. רִבִּי מֵאִיר אוֹמֵר. חוֹבַת בֵּית דִּין הִיא. רִבִּי יוּדָה אוֹמֵר. חוֹבַת צִיבּוּרָא. אָמַר רִבִּי שִׁמְעוֹן. חוֹבַת בֵּית דִּין וְחוֹבַת צִיבּוּרָא הִיא. מַה טַעֲמֵיהּ דְּרִבִּי מֵאִיר. נֶאֱמַר כָּאן מֵעֵינֵי וְנֶאֱמַר לְהַלָּן מֵעֵינֵי. מַה מֵעֵינֵי שֶׁנֶּאֱמַר לְהַלָּן בֵּית דִּין אַף כָּאן בֵּית דִּין. מַה טַעֲם דְּרִבִּי יוּדָה. נֶאֱמַר כָּאן מֵעֵינֵי וְנֶאֱמַר לְהַלָּן מֵעֵינֵי. מַה מֵעֵינֵי שֶׁנֶּאֱמַר לְהַלָּן צִיבּוּר אַף כָּאן צִיבּוּר. מַה טַעֲמָא דְּרִבִּי שִׁמְעוֹן. נֶאֱמַר כָּאן מֵעֵינֵי וְנֶאֱמַר לְהַלָּן מֵעֵינֵי. מַה מֵעֵינֵי שֶׁנֶּאֱמַר לְהַלָּן בֵּית דִּין אַף מֵעֵינֵי שֶׁנֶּאֱמַר כָּאן בֵּית דִּין. וּמַה מֵעֵינֵי שֶׁנֶּאֱמַר לְהַלָּן צִיבּוּר אַף כָּאן צִיבּוּר. 7b מָאן דָּמַר. חוֹבַת בֵּית דִּין הִיא. בֵּית דִּין מְבִיאִין. מָאן דְּאָמַר. חוֹבַת צִיבּוּר הִיא. מִי מֵבִיא. דְּתַנֵּי. מַטִּילִין הָיוּ עֲלֵיהֶן וּבָאִין. דִּבְרֵי רִבִּי מֵאִיר. רִבִּי יוּדָה אוֹמֵר. מִתְּרוּמַּת הַלִּשְׁכָּה הָיוּ בָאִין. מָאן דָּמַר. חוֹבַת בֵּית דִּין הִיא. בֵּית דִּין סוֹמְכִין. מָאן דָּמַר. חוֹבַת צִיבּוּר הִיא. מִי סוֹמֵךְ. דְּתַנֵּי. שְׁלֹשָׁה מִכָּל שֵׁבֶט וָשֵׁבֶט וְרֹאשׁ בֵּית דִּין עַל גַּבֵּיהֶן סוֹמְכִין יְדֵיהֶן עַל רֹאשׁ הַפָּר. יְדֵיהֶם. יְדֵי כָל יָחִיד וְיָחִיד. יְדֵיהֶם עַל רֹאשׁ הַפָּר. פַּר טָעוּן סְמִיכָה אֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה. דִּבְרֵי רִבִּי יוּדָה. רִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר. פַּר טָעוּן סְמִיכָה בְזְקֵינִים אֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בִזְקֵינִים. שֶׁרִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר. כָּל חַטַּאת צִיבּוּר שֶׁדָּמָהּ נִכְנַס לִפְנִים טְעוּנָה סְמִיכָה. מְתִיבִין לְרִבִּי יוּדָה. וְהָֽכְתִיב וַיַּגִּשׁוּ אֶת שְׂעִירֵ֣י הַֽחַטָּ֔את. רִבִּי חִייָה בְשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. הוֹרָאַת שָׁעָה הָֽיְתָה.
Traduction
Quant à la divergence des avis de la Mishna (1,7), en voici la raison: selon R. Meir, le devoir de l’offre incombe au tribunal; selon R. Juda, le devoir incombe à la communauté; selon R. Simon, ce devoir incombe à l’un et à l’autre. R. Meir fonde son opinion sur ces mots (Lv 4, 15): s’il échappe un fait ''aux yeux'' de l’assemblée, comparés aux termes analogues de ce verset (Nb 15, 24): si ''des yeux'' de la communauté, etc.; comme au premier verset (malgré l’expression assemblée) le sacrifice incombe au tribunal, de même le public désigné au second verset vise le tribunal. R. Juda fonde son avis en tirant parti de l’analogie des mots ''yeux'' dans les mêmes versets, pour conclure à l’inverse, qu’à l’instar de l’obligation (née du crime d’idolâtrie) pour le public d’offrir le sacrifice, c’est aussi le public qui l’offre en d’autres cas de délit public. Enfin R. Simon fonde aussi son avis sur l’analogie des termes dans les mêmes versets, et comme d’une part la déduction tirée de l’analogie abouti à l’obligation du sacrifice, pour le tribunal, tandis que d’autre part elle aboutit à cette même obligation incombant aux fidèles, il conclut que le tribunal d’un côté, comme les fidèles de leur côté, offriront tous le sacrifice dû. D’après celui qui assigne un tel devoir au tribunal, il va sans dire que les membres se cotiseront pour subvenir aux frais du sacrifice; mais s’il incombe aux fidèles en général, d’où le tirera-t-on? -C’est un point en litige; car on a enseigné (27)Tossefta à Sheqalim ch. 2.: Les percepteurs font à cet effet d’avance des collectes auprès des fidèles, selon l’avis de R. Juda; d’après R. Simon, on tirait ce sacrifice du prélèvement fait à la cellule des offrandes (dont le préposé, représentant le propriétaire, pouvait exercer l’imposition des mains sur l’animal). En outre, si l’obligation incombe au tribunal, celui-ci pourra par ses membres faire l’imposition des mains sur le sacrifice; mais si ce dernier doit émaner des fidèles, à qui reviendra la charge d’imposer les mains? Ce sera, comme il a été enseigné, à une délégation de trois hommes par tribu, assistée du chef du tribunal, que reviendra la charge d’imposer la main sur la tête du taureau. De ce qu’il est dit (Lv 4, 15): leurs mains, on déduit que les mains de chacun devront être imposées isolément (28)''V. Siffra, section Wayyiqra, ch. 4; Cf. Tossefta à Menahot ch. 10.'', et de ce qu’il est dit ensuite: sur la tête du taureau, on voit là un terme de spécialisation, savoir que l’imposition est exigible sur la tête du taureau, non sur la tête des boucs offerts pour expier l’idolâtrie. Tel est l’avis de R. Juda; selon R. Simon, pour le taureau, l’imposition est exigible par les vieillards, mais elle ne l’est pas pour les boucs offerts en expiation de l’idolâtrie; car, dit R. Simon, tout sacrifice public d’expiation dont le sang est offert (aspergé) à l’intérieur du temple, exige l’imposition. Contre R. Juda (qui ne l’exige pas pour les boucs offerts à la suite de l’idolâtrie) on objecta ce verset (2Ch 29, 23): Ils firent approcher du roi les boucs d’expiation, ainsi que devant l’assemblée, et ils imposèrent leurs mains. Or, n’étaient-ce pas les boucs offerts en expiation de l’idolâtrie? Ce n’est là, répond R. Hiya au nom de R. Yohanan (29)Cf. J., (Nida 1, 5) ( 49b fin)., qu’un enseignement momentané, dans un but de zèle religieux, qui ne fait pas loi pour toujours. – R. Yohanan demanda: est-ce que pour l’un des fidèles, mort après le délit accompli, on offrira un sacrifice? —Certes, fut-il répliqué, puisqu’il est écrit (Esd 8, 35): Ceux qui parmi les exilés revinrent de la captivité offrirent des holocaustes à l’Eternel Dieu d’Israël…, des sacrifices d’expiation au nombre de douze (pour expier le crime d’idolâtrie perpétré sous Sédécias, bien qu’un grand nombre des délinquants fussent morts depuis). Pourquoi, à la fin de ce verset, est-il encore question d’holocauste, tandis qu’auparavant on parle de sacrifices expiatoires? —C’est précisément en vue de l’analogie à établir entre eux: comme l’holocauste n’est pas consommé, ces sacrifices spéciaux n’ont pas été non plus mangés (mais brûlés), car, dit R. Juda, ils ont été offerts pour expier l’idolâtrie. Toutefois, disent R. Hiskia, R. Jérémie, et R. Hiya au nom de R. Yohanan: ce n’est là qu’une règle momentanée (30)En fait, le crime commis avait eu lieu sciemment, et il échappait au devoir du sacrifice.. Rappelant l’avis préalable que pour le taureau l’imposition est exigible par les vieillards, mais elle ne l’est pas par eux pour les boucs offerts en expiation de l’idolâtrie, R. Jérémie se demande par qui alors se fait l’imposition? R. Jérémie crut supposer qu’en ce cas R. Simon l’assigne aux descendants d’Aaron (aux Cohanim). —Non, lui dit R. Yossé, car R. Hiya a enseigné: de ce qu’il est dit (Lv 4, 15) ils imposeront la main, au pluriel, non au singulier, on y voit une extension de ce devoir applicable à l’offre des boucs pour l’idolâtrie; or, il ne pourrait s’agir d’exclure les vieillards, nommés formellement dans ce texte. Aussi, R. Yossé procède par interprétation à la déduction inverse: de ce qu’il est dit (ibid., 16, 21) le vivant, on conclut que celui-ci devra être imposé par un cohen, non le bouc d’idolâtrie (lequel du moins sera imposé par les vieillards). Quel compte R. Jérémie tient-il de ce verset? Selon lui, ce verset indique que seul le bouc vivant (du grand pardon) devra être imposé par Aaron, ou le grand prêtre, mais le bouc d’idolâtrie devra l’être par un simple cohen (non par les vieillards). – R. Zeira dit au nom de R. Hamnona d’adopter l’avis de R. Meir (ou l’opinion anonyme) dans cet enseignement (31)Cf. ci-après, 2, 3.: Si d’après l’enseignement faux du tribunal l’assemblée a mal agi, on aurait pu croire que celle-ci est tenue d’offrir le sacrifice; c’est pourquoi il est dit (ibid., 4, 13) la communauté, et ils ont agi; l’enseignement devra émaner du tribunal, et l’action se fera par la communauté. —Pourquoi, s’écria R. Meir, le tribunal ayant agi d’après sa propre inspiration, n’obtiendrait-il pas le pardon par un taureau? Si ce sacrifice sert à expier la faute qu’ils ont suscitée par leur doctrine, à plus forte raison ils devraient aboutir au même point pour d’autres? Ce mode d’expiation suffit pour d’autres, fut-il répondu, parce qu’ils se réfèrent au tribunal qui a suscité le délit, tandis que le tribunal ne peut pas reporter sur autrui la cause de la faute accomplie, que les juges ont enseignée. Si le tribunal sait s’être trompé dans son enseignement, mais il ne sait plus ce qu’il a enseigné, dit R. Zeira au nom de R. Hisda, ou si le tribunal doute même s’il s’est trompé, on aurait pu croire qu’il doit un sacrifice; c’est pourquoi il est dit (ibid., 14): si le péché est notoire; il faut que la faute soit certaine. —Pourquoi ne pas décider qu’en tous cas il y a culpabilité, quelle que soit la faute, qui en tous cas existe? —C’est conforme à l’avis de R. Josué qui exige la connaissance du péché pour le sacrifice à offrir; ainsi, le tribunal ne sait plus ce qu’il a enseigné, si c’était un sujet d’idolâtrie, ou d’autre précepte; si c’est de l’idolâtrie, le sacrifice exigible est un taureau; pour d’autres préceptes, c’est un bouc. En présence de ces doutes et du changement de sacrifice qui en résulte, le tribunal est absous.
Pnei Moshe non traduit
גמ' ר' אומר חובת ב''ד הוא. השתא מפרש לפלוגתייהו דר''מ ור' יהודה ור''ש במתני' דלעיל מי הם המביאין פר בשגגת שאר עבירות והפר והשעיר בשגגת ע''ז ובמה הן פליגי דר''מ סבר חובת הב''ד הוא שהן מביאין הפר או הפר והשעיר משלהן ור' יהודה סבר הציבור הן שמביאין בשביל הב''ד ור''ש סבר החובה מוטלת על שניהן והלכך צריך קרבן בשביל הב''ד ובשביל הציבור ואין הב''ד מתכפרין בקרבן של ציבור:
נאמר כאן. בויקרא בשגגת שאר עבירות ונעלם דבר מעיני הקהל ונאמר כאן בשלח לך בשגגת ע''ז והיה אם מעיני העדה נעשתה לשגגה ועשו כל העדה פר וגו':
מה מעיני שנאמר להלן ב''ד וכו'. כלומר דבפרשת ויקרא דכתיב למעלה ונעלם דבר מעיני הקהל ועשו והדר כתיב ונודעה החטאת וגו' והקריבו הקהל וגו' וילפינן ברישא קהל מקהל מה במעשה הנאמר למעלה ב''ד הוא דכתיב מעיני הקהל והן הב''ד שההוראה תלויה בהן אף הקהל שנאמר למטה בהקרבה ב''ד הוא שמביאין הקרבן והדר ילפינן מעיני הנאמר בע''ז ממעיני הנאמר בשאר עבירות מה להלן ב''ד הן שמביאין אף בע''ז ב''ד הן מביאין:
מ''ט דר' יהודא נאמר כאן מעיני וכו'. כלומר דר' יהודה ס''ל דאיפכא ילפינן הג''ש מה מעיני הנאמר בע''ז ציבור הן המביאין דכתיב התם ועשו כל העדה וגו' דהמשמעות דכל העדה על הציבור הוא אף מעיני האמור כאן בשאר עבירות הקרבן שמביאין מן הציבור הוא:
מה טעמא דר' שמעון נאמר כאן מעיני וכו'. כלו' דרבי שמעון סבירא ליה הואיל ומשמעות הכתוב דקרבן הנאמר בשאר עבירות על הב''ד הוא כדאמרן דילפינן הקהל דלמטה מהקהל דלמעלה ומשמעות הכתוב הנאמר בע''ז דהציבור הן המביאין ילפינן מעיני מעיני חדא מאידך דמה כאן בית דין אף להלן בית דין ומה להלן ציבור אף כאן ציבור והשתא בין בשאר עבירות ובין בעבודה זרה הבית דין מביאין לעצמן והציבור מביאין לעצמן:
מאן דאמר חובת ב''ד היא ב''ד מביאין. כלומר הא פשיטא לן דלמ''ד דהחובה על ב''ד היא א''כ הב''ד מביאין משלהן אלא למ''ד חובת הציבור היא מי מביא כלומר מאין היו מביאין אם מתרומת הלשכה כשאר קרבנות הציבור או לא ופשיט ליה דפלוגתא דתנאי היא גם בזה:
דתני. בתוספתא דשקלים פ''ב:
מטילין היו עליהן ובאין. שהיו מטילין על הציבור וגובין מהן בתחלה לשם כך:
דברי ר''מ. טעות הוא כאן דהא ר''מ ס''ל דמשל ב''ד הוא וה''ג בתוספתא דברי ר' יהודה ר''ש אומר מתרומת הלישכה היו קריבין:
ב''ד סומכין. שהן הבעלים וסמיכה על הקרבן בבעלים היא:
מי סומך. הא אי אפשר שיהו כל הציבור סומכין ידיהן עליו ומי סומך על ידן ופשיט לה כדתני בברייתא ג' מכל שבט וכו':
ידיהם ידי כל יחיד. ברייתא זו שנויה בת''כ פ' ויקרא ורישא דברייתא. הכי הוא וסמכו שנים זקני שנים ואין ב''ד שקול הרי חמשה דברי רבי יהודה ר''ש אומר וסמכו זקני שנים ואין ב''ד שקול הרי שלשה:
ידיהם ידי כל יחיד ויחיד. כלומר ידי כל יחיד מאלו הסומכין שאינן סומכין כולן כאחד אלא כל יחיד ויחיד מהן סומך בפני עצמו והכי תנינן לה בתוספתא דמנחות פ''י סמיכה וסמיכת זקנים בשלשה ר' יהודה אומר בחמשה לא כולן כאחד סומכין עליו אלא אחד ואחד סומך ומסתלק:
ידיהם על ראש הפר. עליו הוי מצי למיכתב אלא למיעוטא אתא פר טעון סמיכה ואין שעירי ע''ז טעונין סמיכה:
ר''ש אומר. לא מיעטן הכתוב לשעירי ע''ז אלא דלא באו זקנים כמו בפר דזקני כתיב ביה אבל טעונין הן סמיכה ולקמן מפרש לה מי הן הסומכין:
שדמה נכנס לפנים. בהיכל כמו פר העלם דבר ופר המשיח ושעירי ע''ז:
מתיבין לר' יהודה. דאמר אין שעירי ע''ז טעונין סמיכה והכתיב ויגישו את שעירי החטאת לפני המלך והקהל ויסמכו ידיהם עליו ושעירי חטאת שהקריבו לכפר על הע''ז היו:
הוראת שעה היתה. שהרי מזידין היו אלא שביקש יחזקיהו לזרזם במצות ואין למידין מהוראת שעה:
רִבִּי יוֹחָנָן בָּעֵי. צִיבּוּר שֶׁמֵּת אֶחָד מָהוּ שֶׁיָּבִיא תַחְתָּיו. הָתִיבוֹן. וְהָֽכְתִיב הַ֠בָּאִים מֵֽהַשְּׁבִ֨י וגו'. אֶיפְשַׁר חַטָּאת עוֹלָה. אֶלָּא מַה עוֹלָה לֹא נֶאֶכְלָה אַף חַטָּאת לֹא נֶאֶכְלָה. רִבִּי יוּדָה אוֹמֵר. עַל עֲבוֹדָה זָרָה הֵבִיאוּם. רִבִּי חִזְקִיָּה רִבִּי יִרְמְיָה רִבִּי חִייָה בְשֵׁם רִבִּי יוֹחָנָן. הוֹרָיַית שָׁעָה הָֽייְתָה. רִבִּי יִרְמְיָה לָמַד כֵּן. אֶלָּא פַּר טָעוּן סְמִיכָה בְזְקֵנִים. אֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בִזְקֵינִים. אֶלָּא בְמִי. רִבִּי יִרְמְיָה סָבַר מֵימַר. בְּאַהֲרֹן וּבָנָיו. אָמַר לֵיהּ רִבִּי יוֹסֵי. וְהָתַנֵּי רִבִּי חִייָה. וְסָמַךְ וְסָֽמְכוּ. לְרַבּוֹת שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה בִסְמִיכָה וְלֹא בִזְקֵנִים. רִבִּי יוֹסֵי לָמַד כֵּן. אֶלָּא חַי טָעוּן סְמִיכָה בְאַהֲרֹן אֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בְאַהֲרֹן. וּכְתִיב וְסָמַ֨ךְ אַֽהֲרֹ֜ן אֶת שְׁתֵּ֣י יָדָ֗יו עַל רֹ֣אשׁ הַשָּׂעִיר֘ הַחַי֒. חַי טָעוּן סְמִיכָה בְאַהֲרֹן. אֵין שְׂעִירֵי עֲבוֹדָה זָרָה טְעוּנִין סְמִיכָה בְאַחֲרֹן. מַה עֲבַד לָהּ רִבִּי יִרְמְיָה. פָּתַר לָהּ בְּכֹהֵן הֶדְיוֹט.
Traduction
– R. Yohanan demanda: est-ce que pour l’un des fidèles, mort après le délit accompli, on offrira un sacrifice? —Certes, fut-il répliqué, puisqu’il est écrit (Esd 8, 35): Ceux qui parmi les exilés revinrent de la captivité offrirent des holocaustes à l’Eternel Dieu d’Israël…, des sacrifices d’expiation au nombre de douze (pour expier le crime d’idolâtrie perpétré sous Sédécias, bien qu’un grand nombre des délinquants fussent morts depuis). Pourquoi, à la fin de ce verset, est-il encore question d’holocauste, tandis qu’auparavant on parle de sacrifices expiatoires? —C’est précisément en vue de l’analogie à établir entre eux: comme l’holocauste n’est pas consommé, ces sacrifices spéciaux n’ont pas été non plus mangés (mais brûlés), car, dit R. Juda, ils ont été offerts pour expier l’idolâtrie. Toutefois, disent R. Hiskia, R. Jérémie, et R. Hiya au nom de R. Yohanan: ce n’est là qu’une règle momentanée (30)En fait, le crime commis avait eu lieu sciemment, et il échappait au devoir du sacrifice.. Rappelant l’avis préalable que pour le taureau l’imposition est exigible par les vieillards, mais elle ne l’est pas par eux pour les boucs offerts en expiation de l’idolâtrie, R. Jérémie se demande par qui alors se fait l’imposition? R. Jérémie crut supposer qu’en ce cas R. Simon l’assigne aux descendants d’Aaron (aux Cohanim). —Non, lui dit R. Yossé, car R. Hiya a enseigné: de ce qu’il est dit (Lv 4, 15) ils imposeront la main, au pluriel, non au singulier, on y voit une extension de ce devoir applicable à l’offre des boucs pour l’idolâtrie; or, il ne pourrait s’agir d’exclure les vieillards, nommés formellement dans ce texte. Aussi, R. Yossé procède par interprétation à la déduction inverse: de ce qu’il est dit (ibid., 16, 21) le vivant, on conclut que celui-ci devra être imposé par un cohen, non le bouc d’idolâtrie (lequel du moins sera imposé par les vieillards). Quel compte R. Jérémie tient-il de ce verset? Selon lui, ce verset indique que seul le bouc vivant (du grand pardon) devra être imposé par Aaron, ou le grand prêtre, mais le bouc d’idolâtrie devra l’être par un simple cohen (non par les vieillards).
Pnei Moshe non traduit
ציבור שמת אחד. מהן מהו שיביאו החטאת תחתיו וכלו' מי חיישינן לחטאת שמתו בעליה דלאו קריבה היא:
התיבון. מאי תיבעי לך והכתיב הבאים מהשבי בני הגולה הקריבו עולות לאלהי ישראל וגו' צפירי חטאת שנים עשר וגו' ועל ע''ז שעשו בימי צדקיהו הביא כדאמר רבי יהודה לקמיה ואע''פ שמתו רבים מהן:
אפשר חטאת עולה. סיפיה דקרא מפרש ליה דכתיב הכל עולה לה' והא חטאת נמי כתיבא ואפשר לחטאת עולה קרי לה אלא להקיש לעולה מה עולה לא נאכלת אף אותן חטאות שהביאו לא היו נאכלין וללמדך ששעירי ע''ז היו שנשרפין הן וכדמסיים ר' יודה דעל ע''ז שעבדו בזמן הבית ראשון הביאום:
הוריית שעה היתה. שהרי מזידין היו ואפ''ה היו מביאין קרבן:
ר' ירמיה למד כן. אדלעיל מהדר ואדברי רבי שמעון דקאמר דפר טעון סמיכה בזקנים ואין שעירי ע''ז טעונין סמיכה בזקינים ואלא מי ומי הן הסומכין:
ר' ירמיה סבר מימר. אליבא דר''ש באהרן ובניו כלומר שהכהנים היו סומכין:
אמר ליה ר' יוסי והתני ר' חייה וסמך וכו'. כלומר דהא מכאן למד ר''ש מדהוי מצי למיכתב וסמך וכתיב וסמכו לרבות לשעירי ע''ז בסמיכה ולא בזקנים בתמיה וכי קרא לא מיירי בזקנים הא וסמכו זקני כתיב וא''כ כי מרבת לה לשעירי ע''ז מהאי קרא לסמיכת זקנים איתרבי:
ר' יוסי. דהקשה לר' ירמיה למד כן אליבא דר''ש ואיפכא מדר' ירמיה דמסמיכה בכהנים הוא דאימעטו שעירי ע''ז כדמסיק ואזיל:
אלא חי וכו' וכתיב כן וכו'. כלומר דהכי דרשינן מדכתיב החי למעוטי הוא דאתא זה החי טעון סמיכה באהרן ואין שעירי ע''ז טעונין סמיכה באהרן אבל מסמיכת זקנים לא ממעט להו ר''ש:
מה עבד לה ר' ירמיה. לקרא דהחי הא למעוטי אתא:
פתר לה בכהן הדיוט. הכי דריש ליה החי טעון סמיכה באהרן שהוא כהן גדול ואין שעירי ע''ז טעונין סמיכה בכ''ג אלא בכהן הדיוט ולעולם סמיכה דידהו בכהנים היא:
רִבִּי זְעִירָא בְשֵׁם רַב הַמְנוּנָא כְרִבִּי מֵאִיר. תַּנֵּי תַמָּן. הוֹרוּ בֵית דִּין וְעָשׂוּ קָהָל. מֵת אֶחָד מִבֵּית דִּין פְּטוּרִין. מֵת אֶחָד מִן הַצִּיבּוּר חַייָבִין. אָמַר לָהֶן רִבִּי מֵאִיר. אִם לַאֲחֵרִים הוּא פוֹטֵר לֹא כָל שֶׁכֵּן עַל עַצְמוֹ. אָֽמְרוּ לוֹ. יִפְטוֹר לַאֲחֵרִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן בַּמֶּה לִתְלוֹת וְאַל יִפְטוֹר לְעַצְמוֹ שֶׁאֵין לוֹ בַּמֶּה לִתְלוֹת.
Traduction
– R. Zeira dit au nom de R. Hamnona d’adopter l’avis de R. Meir (ou l’opinion anonyme) dans cet enseignement (31)Cf. ci-après, 2, 3.: Si d’après l’enseignement faux du tribunal l’assemblée a mal agi, on aurait pu croire que celle-ci est tenue d’offrir le sacrifice; c’est pourquoi il est dit (ibid., 4, 13) la communauté, et ils ont agi; l’enseignement devra émaner du tribunal, et l’action se fera par la communauté. —Pourquoi, s’écria R. Meir, le tribunal ayant agi d’après sa propre inspiration, n’obtiendrait-il pas le pardon par un taureau? Si ce sacrifice sert à expier la faute qu’ils ont suscitée par leur doctrine, à plus forte raison ils devraient aboutir au même point pour d’autres? Ce mode d’expiation suffit pour d’autres, fut-il répondu, parce qu’ils se réfèrent au tribunal qui a suscité le délit, tandis que le tribunal ne peut pas reporter sur autrui la cause de la faute accomplie, que les juges ont enseignée.
Pnei Moshe non traduit
כר' מאיר. על ברייתא דלקמיה דתני תמן קאי דאליבא דר''מ היא דס''ל הב''ד מביאין הפר ולא הציבור והלכך מת אחד מב''ד פטורין דהויא לה חטאת שמת אחד מן השותפין ואם מת אחד מן הציבור חייבין דהא איתנהו לב''ד:
אמר להן ר''מ. לאו אהאי ברייתא קאי אלא אברייתא דמייתי לקמיה ומסורסת הגי' כאן. והא דר' זעירא בשם רב חסדאי תני תמן וכו' גרסינן לה קודם אמר להן ר''מ וכו' ושתי הברייתות אלו דמייתי הכא בת''כ הן שנויות והש''ס מקצר כדרכו וה''ג להו שם. הורו ב''ד ועשו יכול יהו חייבין ת''ל הקהל ועשו ההורייה תלויה בב''ד והמעשה תלוי בקהל. ועלה קאי אמר להן ר''מ אם לאחרים הוא פוטר וכו' כלומר ומפני מה ב''ד שעשו על פי הוראת טעמן אין מתכפרין בפר אם לאחרים שעשו ע''פ הוראתן הן פוטרין בפר שמביאין לא כל שכן שיפטרו עצמן:
אמרו לו יפטור לאחרים שיש להן במה לתלות. כלומר שגזירת הכתוב הוא דאין הפר בא אלא על אחרי' שיש להן לתלות בב''ד ואם עשו מביאין עליהן פר תאמר בבית דין עצמן שאין להן במה לתלות שהן הן המורין ואין המעשה תלוי בהן אלא ההוראה דוקא:
תני תמן הורו ב''ד ועשו הן. זו היא ברייתא קמייתא. ועשו הן יכול יהו חייבין ת''ל הקהל ועשו וכו' וכדפרישית:
Horayoth
Daf 8a
משנה: הוֹרָה כֹהֵן מָשִׁיחַ לְעַצְמוֹ שׁוֹגֵג וְעָשָׂה שׁוֹגֵג מֵבִיא פָר. שׁוֹגֵג וְעָשָׂה מֵזִיד מֵזִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג פָּטוּר שֶׁהוֹרָיַית כֹּהֵן מָשִׁיחַ לְעַצְמוֹ כְּהוֹרָיַית בֵּית דִּין לַצִּיבּוּר׃
Traduction
Lorsqu’un pontife oint a professé un enseignement inexact pour soi-même, si c’est par inadvertance et qu’il ait accompli le fait par mégarde, il offrira un taureau en expiation. S’il a pris la décision par mégarde et l’a exécutée volontairement, ou s’il l’a prise sciemment et l’a exécutée par mégarde, il sera absous; car la décision d’un pontife oint à son égard équivaut à l’enseignement professé par le tribunal pour le public.
Pnei Moshe non traduit
מתני' הורו כהן משיח. כהן גדול המשוח בשמן המשחה שהורה היתר לעצמו ועשה מעשה בעצמו. וכדמפרש לה במתני' דלקמן במה היתה הוראה ודוקא שוגג בהוראה ועשה מעשה בשוגג דאז מביא פר:
שהוראת כהן משיח לעצמו כהוראת ב''ד לציבור. דיליף בגמרא דכתיב לאשמת העם מלמד שהמשיח כעם ומה הוראת ב''ד לציבור אין חייבין אלא על העלם דבר בהוראה עם שגגת מעשה של הציבור כן נמי הוראת כהן משיח לעצמו לענין הפר שלו אלא דגבי הוראת ב''ד לציבור אם הורו הב''ד מזידין ועשו הקהל שוגגין אין כאן פר והוי שגגת מעשה לחודיה וחייבין כל אחד ואחד להביא קרבן יחיד כשבה או שעירה כדאמרינן בפרק דלעיל ואלו כהן משיח שעשה בשגגת מעשה בלא הוראה או שהיה מזיד בהוראה ושגג במעשה הרי זה פטור מקרבן כלל דדרשינן מעם הארץ פרט למשיח שאינו מביא קרבן בשגגת מעשה:
רִבִּי זְעִירָא בְשֵׁם רַב חִסְדַּאי. 8a תַּנֵּיי תַמָּן. הוֹרוּ בֵית דִּין וְעָשׂוּ הֵן וְיָדְֽעוּ מָה הוֹרוּ. טָעוּ מָה הוֹרוּ שָׁגוּ מָה הוֹרוּ יָכוֹל יְהוּ חַייָבִין. תַּלְמוּד לוֹמַר וְנֽוֹדְעָה֙ הַֽחַטָּ֔את וְלֹא שֶׁיִּווָֽדְעוּ הַחוֹטְאִין. מַה נַפְשָׁךְ. חֵלֶב כְּרִבִּי יְהוֹשֻׁעַ אַתְיָא הִיא בְּשֶׁהוֹרוּ וְלֹא יָֽדְעוּ מָה הוֹרוּ אִם עֲבוֹדָה זָרָה אִם שְׁאָר כָּל הַמִּצְוֹת. אִם עֲבוֹדָה זָרָה בְפָר אִם שְׁאָר כָּל הַמִּצְוֹת בְּשָׂעִיר. סָפֵק פַּר וְשָׂעִיר שִׁינּוּי קָרְבָּן הוּא וְהוּא פָטוֹר.
Traduction
Si le tribunal sait s’être trompé dans son enseignement, mais il ne sait plus ce qu’il a enseigné, dit R. Zeira au nom de R. Hisda, ou si le tribunal doute même s’il s’est trompé, on aurait pu croire qu’il doit un sacrifice; c’est pourquoi il est dit (ibid., 14): si le péché est notoire; il faut que la faute soit certaine. —Pourquoi ne pas décider qu’en tous cas il y a culpabilité, quelle que soit la faute, qui en tous cas existe? —C’est conforme à l’avis de R. Josué qui exige la connaissance du péché pour le sacrifice à offrir; ainsi, le tribunal ne sait plus ce qu’il a enseigné, si c’était un sujet d’idolâtrie, ou d’autre précepte; si c’est de l’idolâtrie, le sacrifice exigible est un taureau; pour d’autres préceptes, c’est un bouc. En présence de ces doutes et du changement de sacrifice qui en résulte, le tribunal est absous.
Pnei Moshe non traduit
וידעו מה הורו טעו מה הורו וכו'. האי ברייתא בתרייתא השנוייה שם היא ידעו שהורו וטעו ולא ידעו מה הורו. שידעו שהורו איזה הוראה בטעות אבל לא ידעו במה היתה הוראה כדמפרש לקמיה:
שגו מה הורו. כלומר או ששגו בגוף ההוראה שנסתפק להן עם טעו בהוראה זו או לא:
ת''ל ונודעה החטאת. דוקא שנודע להן אח''כ שחטאו בהוראה ובאיזו חטא הן חטאו ולא שיוודעו החוטאין ולא נודע להן החטאת:
מה נפשך חלב. ופריך הש''ס ואמאי בעינן שנודע להן החטאת ליהוי כדתנן בפ''ג דכריתות מה נפשך חלב אכל חייב נותר אכל חייב וקאמר כר' יהושע אתיא היא הך ברייתא דפליג התם אדר''א דקאמר מה נפשך וס''ל דצריך שיתוודע החטא דכתיב אשר חטא בה עד שיוודע לו במה חטא:
בשהורו. ומפרש לה הש''ס דהיינו טעמא הכא בשהורו ולא ידעו מה הורו כגון שנסתפק להן אם בע''ז הורו בשאר כל המצות ואם בע''ז אין דינו בפר אלא בשעיר ואם בשאר מצות אין דינו בשעיר אלא בפר:
אם בע''ז בפר וכו' בלשון תמיה הוא כדפרישית. והלכך יש כאן ספק אם פר אם שעיר וכיון דשינוי קרבן הוא ואין יודעין מה שיביאו לפיכך הן פטורין:
הדרן עלך הורו בית דין
Textes partiellement reproduits, avec autorisation, et modifications, depuis les sites de Torat Emet Online et de Sefaria.
Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source