Yevamoth
Daf 36a
משנה: 36a אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט מִן הָאֵירוּסִין לֹא יֹאכְלוּ בַתְּרוּמָה. רִבִּי אֶלְעָזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן מַכְשִׁירִין. נִתְאַלְמְנוּ אוֹ נִתְגָּֽרְשׁוּ מִן הַנִּישּׂוּאִין פְּסוּלוֹת מִן הָאֵרוּסִין כְּשֵׁירוֹת.
Traduction
Dès qu'une veuve est fiancée à un grand-prêtre, ou si une femme répudiée ou ayant déchaussé est promise à un simple Cohen, elle ne pourra plus manger de l'oblation sacerdotale (à laquelle elle avait droit dans sa famille, en raison de l'interdit de l'union). R. Eléazar et R. Simon l'autorisent aussi longtemps que le mariage n'a pas été conclu. Si, après le mariage accompli dans lesdites conditions, ces femmes sont devenues veuves, ou ont été répudiées, elles deviennent impropres à consommer de l'oblation (259)L'union illicite d'une telle femme, fille de Cohen, la rend profane.; mais si ce fait est arrivé lorsqu'elles étaient seulement fiancées, elles restent aptes à cette consommation.
Pnei Moshe non traduit
מתני' מן האירוסין. מפני שנתקדשה קדושי עביר' נפסלה מתרומה דבי נשא אם בת כהן היא:
ר''א ור''ש מכשירין. ד שתבעל לו ותעשה חללה כדכתיב ולא יחלל שני חילולין א' לה וא' לזרעה:
נתאלמנו או נתגרשו. מן הכהני' הללו:
מן הנישואין פסולות. דשויוה חללה בביאתו:
מן האירוסין כשרות. דאפי' ת''ק לא פסל מן האירוסין אלא בחייהן שהיא משתמרת לביאה פסולה אבל מתו לא:
Yevamoth
Daf 36b
משנה: כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא יִשָּׂא אֶת הָאַלְמָנָה בֵּין אַלְמָנָה מִן הָאֵירוּסִין בֵּין אַלְמָנָה מִן הַנִּישּׂוּאִין. וְלֹא יִשָּׂא אֶת הַבּוֹגֶרֶת רִבִּי אֶלְעָזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן מַכשִׁירִין בְּבוֹגֶרֶת. לֹא יִשָּׂא אֶת מוּכַּת עֵץ. אֵרַס אֶת הָאַלְמָנָה וְנִתְמַנָּה לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל יִכְנוֹס. וּמַעֲשֶׂה בִּיהוֹשֻׁעַ בֶּן גַּמְלָא שֶׁקִּידֵּשׁ אֶת מָֽרְתָא בַּת בָּייֶתוֹס וּמִנָּהוּ הַמֶּלֶךְ לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל וּכְנָסָהּ. שׁוֹמֶרֶת יָבָם לְכֹהֵן הֶדְיוֹט וְנִתְמַנָּה לִהְיוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל אַף עַל פִּי שֶׁעָשָׂה בָהּ מַאֲמָר לֹא יִכְנוֹס. כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁמֵּת אָחִיו חוֹלֵץ וְלֹא מְייַבֵּם.
Traduction
Un grand-prêtre ne doit pas épouser de veuve, ni celle qui a été mariée réellement, ni une simple fiancée, ni une jeune fille (veuve) à peine adolescente (à moins de douze ans et demi); R. Éleazar et R. Simon autorisent cette dernière union. Il ne devra pas épouser une jeune personne dont la virginité a été blessée par accident (ligno vulnerata). Si après avoir été fiancé à une veuve il est nommé grand-prêtre, il devra pourtant épouser sa fiancée. Ainsi, il est arrivé à Josué b. Gamla d'avoir consacré pour femme Maratha, fille de Boetus, et lorsqu'ensuite le roi le nomma grand-prêtre, il donna suite à ce mariage. Si une veuve qui attend par lévirat le mariage avec son beau-frère échoit comme telle à un simple cohen et qu'en attendant il devient grand-prêtre, il ne pourra pas l'épouser, malgré sa promesse donnée. Si un grand-prêtre en mourant laisse une veuve sujette au lévirat, son frère devra se laisser déchausser par elle, non l'épouser.
Pnei Moshe non traduit
מתני' לא ישא את הבוגרת. מפרש פלוגתייהו בגמ':
מוכת עץ. דאין לה בתולי' כלל:
יכנוס. דבתר שעת קידושין אזלינן:
אעפ''י שעשה בה מאמר. דלא קנאה קנין גמור כדמפרש בגמ':
חולץ בגמ' מפרש:
הלכה: כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא יִשָּׂא אֶת הָאַלְמָנָה כול'. אַלְמָנָה לֹא יִקָּח. בֵּין מִן הָאֵירוּסִין בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין. גְּרוּשָׁה לֹא יִקָּח. בֵּין מִן הָאֵירוּסִין בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין.
Traduction
De ce qu'il est dit du grand-prêtre (Lv 21, 14); il ne prendra pas de veuve, l'interdit s'applique aussi bien à celle qui a été mariée qu'à la veuve d'un fiancé, de même que la défense suivante, de ne pas épouser une femme qui a été répudiée, s'applique aux deux cas.
Pnei Moshe non traduit
גמ' אלמנה לא יקח. כתיב ודרשינן בין מן האירוסין כו' כמו דבגרושין דמן האירוסין נמי קריא גרושה וכדאמר בבבלי נ''ט דמהו דתימא נילף אלמנה מתמר דדווקא מן הנישואין קמ''ל:
הלכה: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל כול'. מַה טַעֲמוֹן דְּרַבָּנִין. נֶאֱמַר כָּאן הֲוָייָה וְנֶאֱמַר לְהַלָּן הֲוָייָה כִּי יִהְיֶה נַעֲרָה מְאוֹרָסָה לְאִישׁ. מַה הֲוָייָה שֶׁנֶּאֶמְרָה לְהַלָּן אֵירוּסִין אַף כָּאן אֵירוּסִין. מַה טַעֲמוֹן דְּרִבִּי לָֽעְזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן. נֶאֱמַר כָּאן הֲוָייָה וְנֶאֱמַר לְהַלָּן וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר. מַה הֲוָייָה שֶׁנֶּאֶמְרָה לְהַלָּן נִישּׂוּאִין אַף כָּאן נִישּׂוּאִין. אָמַר רִבִּי יוֹסָה. מְנָא לְרִבִּי לָֽעְזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּתְאָֽרְסָה לְיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵינָהּ אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה. לֹא מִן הָדֵין קִרְייָא וּבַת כֹּהֵן כִּי תִהְיֶה לְאִישׁ זָר. הָכָא אִינּוּן עָֽבְדִין לֵיהּ אֵירוּסִין וְהָכָא אִינּוּן עָֽבְדִין לֵיהּ נִישּׂוּאִין. מַה טַעֲמוֹן דְּרַבָּנִן. לְאִישׁ. לְאִישׁ הַמַּאֲכִיל. וַהֲלֹא דִין הוּא. מַה אִם בְּיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵין בִּיאָתוֹ פוֹסְלָתָהּ מִן הַכְּהוּנָּה בִּיאָתוֹ פוֹסְלָתָהּ מִן הַתְּרוּמָה. כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁבִּיאָתוֹ פוֹסְלָתָהּ מִן הַכְּהוּנָה אֵינוֹ דִין שֶׁתְּהֵא בִּיאָתוֹ פוֹסְלָתָהּ מִן הַתְּרוּמָה. לֹא. אִם אָמַרְתָּ בְיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵינוֹ מַאֲכִיל אֶת אֲחֵירוֹת. תֹּאמַר בְּכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁמַּאֲכִיל אֶת אֲחֵירוֹת. הוֹאִיל וְהוּא מַאֲכִיל אֶת אֲחֵירוֹת לֹא תְהֵא בִּיאָתוֹ פוֹסְלָתָהּ מִן הַתְּרוּמָה. נִשְׁבַּר קַל וָחוֹמֶר וְחָזַרְתָּ לָךְ לְמִקְרָא. לְפוּם כֵּן צָרִיךְ לוֹמַר לְאִישׁ. לְאִישׁ הַמַּאֲכִיל. [מַאי טַעֲמָא דְּרִבִּי לָֽעְזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן מִשּׁוּם רָאוּי הוּא לֶאֱכוֹל אוֹ מִשּׁוּם רָאוּי לְהַאֲכִיל. נִשְׁמְעִנָהּ מִן הָדָה אִם לֹא יְדָעָהּ מִשֶּׁנַּעֲשֶׂה פְצוּעַ דַּכָּא וּכְרוּת שָׁפְכָה הֲרֵי אֵילּוּ יַאֲכִילוּ. אָמַר רִבִּי לָֽעְזָר דְּרִבִּי לָֽעְזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. 36b אִית לָךְ מֵימַר הָכָא מִשּׁוּם שֶׁהוּא רָאוּי לְהַאֲכִיל וְהָכָא מִשּׁוּם שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְהַאֲכִיל. אָמַר רִבִּי יוֹסֵיה בֵּירִבִּי בּוּן. לֹא סוֹף דָּבָר מִן הָאֵרוּסִין וְלֹא סוֹף דָּבָר מִן הַנִּישּׂוּאִין. נִבְעֲלוּ בֵּין מִן הָאֵרוּסִין בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין פּוֹסְלוֹת. לֹא נִבְעֲלוּ בֵּין מִן הָאֵרוּסִין בֵּין מִן הַנִּישּׂוּאִין כְּשֵּׁירוֹת.]
Traduction
Quel est le motif des docteurs (du premier interlocuteur de la Mishna)? Comme au sujet du grand prêtre la Bible emploie le verbe être (Lv 21, 8) et que ce mot se retrouve ailleurs, dans ce verset (Dt 22, 23): lorsqu'une jeune fille sera fiancée à un homme, il en résulte que dans l'un et l'autre cas il s'agit des fiançailles. Selon R. Eleazar et R. Simon au contraire, de ce qu'au sujet du grand prêtre on se sert du terme être, aussi bien qu'en ce verset (Lv22, 12): lorsqu'une fille de Cohen sera à un homme étranger, et qu'en ce dernier cas il s'agit de mariage effectif, il en sera de même ici. R. Yossa dit: d'où R. Eleazar et R. Simon déduisent-ils qu'une fille de Cohen, une fois qu'elle est fiancée à un simple israélite (260)Cf. ci-après, (7, 7.), ne pourra plus consommer de l'oblation? C'est sans doute déduit du verset précité '' lorsqu'une fille de prêtre sera à un homme étranger '' (par une sorte d'acquisition anticipée). Est-ce à dire que, tantôt le mot être a un sens rétroactif, jusqu'aux fiançailles, et tantôt il est seulement applicable au mariage? (C'est une question non résolue). Quant au motif de l'avis des rabbins (du préopinant de la Mishna), pourquoi il est défendu aux femmes en question de manger l'oblation, il est déduit de l'expression pléonastique à un homme (ibid.), dont on conclut que par la relation (irrégulière) avec le Cohen, qui fera manger l'oblation à sa femme, celle-là ne jouira pas de ce privilège si elle lui est étrangère, non mariée (261)Cf. Siffra, section Emor, ch. 5.. Mais cela ne va-t-il pas de soi (sans application du verset)? Car, bien que la fille d'un Cohen, mariée à un simple israélite, ne devienne pas impropre à épouser un Cohen par la cohabitation, elle perd pourtant dès lors le privilège de manger de l'oblation; à plus forte raison, l'union illégale avec le grand-prêtre rend-elle la femme impropre à manger l'oblation, puisque sa cohabitation rend la femme même impropre à épouser un autre Cohen (étant tenue par cette union pour profanée). Ceci ne prouve rien: il est bien vrai que la fille d'un Cohen qui a épousé un israélite perd le privilège de manger l'oblation, parce que son mari n'en mange pas et ne peut en donner à manger aux autres; tandis que le grand-prêtre, qui est apte à en faire manger aux siens, ne devrait pas, par sa cohabitation irrégulière entacher la femme au point de lui faire perdre ce privilège. Le raisonnement par a fortiori étant donc rompu à sa base, il faut avoir recours au verset, et déduire du terme à un homme (superflu) que, par une relation irrégulière avec le Cohen, qui fera manger l'oblation aux siens, la femme ne jouira pas de ce privilège, si elle lui est étrangère. Pourquoi R. Eleazar et R. Simon disent-ils que le mariage même n'empêche une telle femme de manger l'oblation qu'après la cohabitation (après le mariage complet)? Est-ce parce que le Cohen lui-même est apte à en manger (et qu'alors la femme n'est pas encore tenue pour profanée), ou est-ce parce qu'il est apte à en faire manger aux siens? On peut déduire la réponse sur cette question de la Mishna suivante (262)Ci-après, (8, 1.): '' lorsque la femme d'un Cohen qui a subi des infirmités physiques, qui a le testicule écrasé ou l'urètre coupé, ne sait pas quand cet état lui est survenu après le mariage, elle continue à jouir du privilège de manger l'oblation. '' Or, R. Eleazar dit que cette Mishna est conforme à l'avis de R. Eleazar et R. Simon (qui permettent de manger l'oblation à la fiancée qui plus tard deviendra impropre à cet effet); certes, il n'y a pas lieu de dire de ce Cohen blessé qu'il en fera manger plus tard, et c'est par conséquent en raison de son aptitude présente à en manger, qu'il transmet cette faculté aux siens; le même motif prévaudra ici. R. Yossé b. R. Aboun ajoute: finalement, ce n'est pas du mariage que dépend la question d'inappropriation, mais de la cohabitation (263)Cet acte seul implique la profanation.; et il est tenu compte de ce dernier cas, soit que la femme ait été fiancée, soit qu'elle ait été déjà mariée; sans cohabitation cependant, qu'elle soit fiancée ou même mariée, elle reste encore apte à manger de l'oblation.
Pnei Moshe non traduit
גמ' מה טעמון דרבנן. ת''ק דפסיל מן האירוסין:
נאמר כאן הוי'. קדוש יהי' לך:
ונאמר להלן. בנערה המאורסה. ובבבלי נ''ו לא יליף מקרא אלא מק''ו ומה קידושי רשות כו':
ונא' להלן ובת כהן כי תהיה וגו'. ודרשי כי תבעל לאיש זר מה להלן כו' אף כאן נישואין דווקא:
ומתמה עלה ר' יוסה דמנא לי' לר''א ור''ש. דארוסה בת כהן לישראל לא אכלה בתרומה וכסתמא דמתני' לקמן פ''ז העובר והיבם והאירוסין פוסלין כו':
לא מן הדין קריא. וכי לא מזה המקרא אנו למדין דכי תהיה משעת הויי' איפסלה דקניי' בהוי':
הכא כו'. בתמיה דהכא הן מפרשין הוי' לשון אירוסין והכא מפרשי לשון נישואין ולא משני מידי:
מ''ט דרבנין. השתא מהדר לפרש עיקר טעמא דאלמנה לכ''ג פוסלה מתרומה ולכ''ע קאי דאימר קרא דכי תהיה לאיש זר דווקא לישראל שהוא עצמו אינו אוכל ומנא לן דאלמנה לכ''ג או גרושה לכהן הדיוט דאינם אוכלים בתרומה דאימא חללה לכהונה לבד הם עושים:
לאיש. קרא יתירא דמצי למיכתב לזר ודרשינן לאיש המאכיל כלו' אפי' לאיש המאכיל לאשתו אם היא זרה לו אינו מאכיל אותה. ובריית' היא בספרא פ' אמור פ''ה:
והלא דין הוא. ולא איצטריך קרא:
כ''ג. שעושה חללה וביאתו פוסל' מן הכהונה אינו דין שתהא ביאתו פוסלת נמי מתרומה:
לא אם אמרת בישראל. שאין ביאתו לא מחמת פסול אלא מחמת שהו' אינו אוכל ואינו מאכיל אחרות:
תאמר בכ''ג שהוא אוכל ומאכיל אחרות. הכשרות לא תהא כו':
נשבר ק''ו מעתה. וע''כ צריך למקרא לאיש כו':
ה''ג מ''ט אמר ר' אלעזר ור''ש כו' מה עבד לה ר' אלעזר ור''ש משום שהוא ראוי לוכל או משום שהוא ראוי להאכיל כלומר דמ''ט אמרו דווקא נישואין פוסלין ולא אירוסין אם דטעמן משום שהוא עצמו ראוי לאכול וחללה עדיין לא משוי לה או דטעמן משום שהוא ראוי להאכיל לאחרו' והילכך לא ילפינן מקידושי ישראל לבת כהן דפוסל' דהתם או משום שהוא אינו אוכל או משום שהוא אינו ראוי להאכיל ונ''מ כדאמרי' לקמי'. ויש לפרש נמי לפי גי' הספ' מ''ט לא אמר כו' דר''א ור''ש אינם פוסלין אפילו מן הנישואין אלא דווקא כשנבעלו וכדאמר לקמן:
נישמעינה. לזה מן זו המתני' דקתני לקמן ריש פ' הערל פצוע דכא וכרות שפכה הן ועבדיהן יאכלו ונשיהן לא יאכלו דפסלה בביאתו ואם לא ידעה משנעשה כו' יאכלו:
וא''ר אלעזר. עלה דר''א ור''ש היא דסברי משתמרת לביאה פסולה אכלה:
ה''ג אית לך מימר הדא משום שהוא ראוי להאכיל והכא משום שהוא ראוי לאכול. כלומר וכי יש לך לומר גבי פצוע דכא משום שהוא ראוי להאכיל בתמיה הרי אין לך אשה מותרת לו אלא ודאי משום שראוי לאכול וה''נ משום שראוי לאכול הוא. ובבבלי הכא נמי משוי לה האי דינא למתני' וקאמר לר''א ור''ש מפני שראוי להאכיל עבדיו ולשיטה זו אין נ''מ בטעמא דכ''ג לר''א ור''ש:
לא סוף דבר מן הנישואין. לאו דווקא מן הנישואין קאמר דנתאלמנו פסולות אלא בנבעלו תלי' מילתא דבבעילה משוי לה חללה וכדשמואל בבבלי נ''ז דאמר אין חופה לפסולות:
לֹא יִשָּׂא אֶת הַבּוֹגֶרֶת רִבִּי אֶלְעָזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן מַכשִׁירִין בְּבוֹגֶרֶת. שָׁוִין שֶׁלֹּא יִקַּח אֶת מוּכַּת עֵץ. מַה בֵין בּוֹגֶרֶת מַה בֵּין מוּכַּת עֵץ. בּוֹגֶרֶת כָּלוּ בְתוּלֶיהָ בְמֵיעֶיהָ. מוּכַּת עֵץ יָֽצְאוּ בְתוּלֶיהָ לַחוּץ. וְאִית דִּמְחַלְּפִין. לֹא יִשָּׂא אֶת מוּכַּת עֵץ. רִבִּי אֶלְעָזָר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן מַכשִׁירִין בְּמוּכַּת עֵץ. וְשָׁוִין שֶׁלֹּא יִשָּׂא אֶת הַבּוֹגֶרֶת. מַה בֵין בּוֹגֶרֶת מַה בֵּין מוּכַּת עֵץ. בּוֹגֶרֶת עָֽבְרוּ יְמֵי נְעוּרִים. מוּכַּת עֵץ לֹא עָֽבְרוּ יְמֵי נְעוּרִים.
Traduction
'' R. Éleazar et R. Simon, est-il dit, autorisent l'union du grand-prêtre avec une jeune fille veuve à peine adolescente (264)V. (Horayot 3, 2); Torath Cohanim, section Emor; ci-après,( 8, 2 )( 9c).; il ne devra pas épouser une jeune personne dont la virginité a été blessée par accident '', dernière règle sur laquelle tous sont d'accord. Pourquoi y a-t-il cette distinction entre l'adolescente veuve et celle dont la virginité a été lésée? -C'est que la première a été à peine déflorée (vu son jeune âge), tandis que la seconde a été complètement lésée (265)Littéralement: pour la première, la virginité est au dedans; pour la seconde, elle est au dehors. Or, la loi prescrit formellement au grand-prêtre '' d'épouser une femme qui ait sa virginité ''.. Selon une autre version, la Mishna dit: '' Le grand prêtre ne pourra pas épouser une personne blessée; R. Eleazar et R. Simon permettent cette dernière union; mais tous s'accordent à dire qu'il ne devra pas épouser une veuve adolescente. '' Pourquoi établit-on une distinction entre l'adolescente et la jeune fille qui a été blessée?
Pnei Moshe non traduit
שוין כו'. כדמפרש ואזיל:
בוגרת כלו בתולי' במעי'. כלו' שנתמעטו קצת ומיהת לא יצאו לחוץ ולר''א ור''ש כשרה דרבתה התורה מבתולי' ואפי' מקצת בתולי':
ואית דמחלפין. בפלוגתייהו דבבוגרת הכל מודים שלא ישא ובמוכת עץ פליגי כדמפרש טעמא דמוכת עץ לא עברו עדיין ימי נעורי' ועדיפא טפי. ומסתברא כלישנ' קמא וכן משמע בבבלי דלא פליגי במוכת עץ:
אָחוֹת מוּכַּת עֵץ. רִבִּי מֵאִיר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים. לֹא̇ יִטַּמָּא לָהּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים. יִטַּמָּא לָהּ. יְאוּת רִבִּי מֵאִיר וְרִבִּי שִׁמְעוֹן עַל דַּעְתִּין דְּאִילֵּין תַּנַּייָא. מִחְלַפְתָּה שִׁיטָּתִין דְּרַבָּנִן. תַּמָּן אִינּוּן אָֽמְרִין. נַעֲרָה וְלֹא בוֹגֶרֶת. בְּתוּלָה וְלֹא מוּכַּת עֵץ. וְהָכָא אִינּוּן אָֽמְרִין הָכֵין. אָמַר רִבִּי הִילָא. כָּל הַמִּדְרָשׁ בְּעִנְייָנוֹ. תַּמָּן וְלַאֲחוֹתוֹ הַבְּתוּלָה פְּרָט לָאֲנוּסָה וְלִמְפוּתָּה. אוֹ יָכוֹל שֶׁאֲנִי מוֹצִיא אֶת מוּכַּת עֵץ. תַּלמוּד לוֹמַר אֲשֶּׁר לֹא הָֽיְתָה לְאִישׁ. אֶת שֶׁהָֽיְתָה בִידֵי אִישׁ. לֹא שֶׁהָֽיְתָה בְדָבָר אַחֵר. הַקְּרוֹבָה לְרַבּוֹת אֶת הָאֲרוּסָה. אֵלָיו לְרַבּוֹת אֶת הַבּוֹגֶרֶת. מִחְלְפָה שִׁיטָּתִין דְּרַבָּנִין. תַּמָּן אִינּוּן אָֽמְרִין. קָרוֹב וְלֹא אֲרוּסָה. אֵלָיו וְלֹא גְּרוּשָׁה. וְהָכָא אִינּוּן אָֽמְרִין הָכֵין. אָמַר רִבִּי הִילָא. כָּל הַמִּדְרָשׁ בְּעִנְייָנוֹ. אֲחוֹתוֹ לְעוֹלָם הִיא בִּפְנִים עַד שֶׁתֵּצֵא לַחוּץ. אֲרוּסָתוֹ לְעוֹלָם הִיא בַּחוּץ עַד שֶׁתִּיכָּנֵס לִפְנִים.
Traduction
Pour la sœur d'un Cohen (266)Il ne doit suivre au cimetière que la sÏur vierge., dont la virginité a été lésée (et qui meurt célibataire), le Cohen ne pourra pas se rendre impur, en lui rendant les devoirs funèbres, disent R. Meir et R. Simon; les autres sages l'y autorisent. Or, on s'explique bien l'avis de R. Meir et R. Simon d'après la première version (disant que tous s'accordent à interdire au grand-prêtre la personne blessée, non considérée comme vierge). -Mais est-ce que les autres sages ne se contredisent pas? Ils disent, au sujet du grand-prêtre, qu'il doit épouser une jeune fille, non une adolescente, une vierge et non une personne blessée; pourquoi donc disent-ils ici de considérer celle-ci comme une vierge, et autorisent-ils le Cohen à se rendre impur pour elle? R. Ila répond: il faut tenir compte de chaque interprétation d'exégèse en son lieu et place (d'après le sujet traité); ailleurs (pour l'impureté), il est dit (ibid. 3); et pour sa sœur vierge, à l'exclusion de celle qui a été violée, ou séduite; et ce n'est pas à dire que l'on exclut aussi celle qui a été blessée, puisqu'il est dit ensuite (ibid.): qui n'a pas appartenu à un homme, c'est-à-dire que celle-là seule '' qui a appartenu à un homme '' ne devra pas être enterrée par le frère Cohen, non celle qui a été lésée d'une autre façon. La parente, est-il dit ensuite, y compris la sœur morte qui a été seulement fiancée; l'expression à lui implique l'adolescente (à savoir que, pour elle aussi, quoiqu'elle soit interdite au grand-prêtre, le Cohen peut se rendre impur, en cas de décès). Est-ce que les Rabbins ne se contredisent pas? Ailleurs, de la phrase '' seulement pour son parent qui lui est proche '', ils concluent qu'il faut en exclure la fiancée et la femme répudiée; comment donc se fait-il qu'ils disent ici de comprendre dans cette règle la fiancée? R. Ila répond encore: il faut tenir compte de chaque interprétation d'exégèse, en son lieu et place; la sœur est toujours considérée comme étant à l'intérieur (267)Aussi, la sÏur fiancée reste la proche parente du Cohen, jusqu'après qu'elle soit mariée; sa fiancée au contraire ne devient sa parente qu'après le mariage. (dans la famille), jusqu'à ce qu'elle sorte (jusqu'à preuve du contraire); la fiancée au contraire est considérée comme au dehors, jusqu'à ce qu'elle rentre (par le veuvage).
Pnei Moshe non traduit
אחות מוכת עץ. אחות של כהן שהיא מוכת עץ:
לא יטמא לה. דאין הכהן מטמא לאחותו אלא להבתול':
ופריך יאות ר''מ ור''ש על דעתין דאילין תני. כלומר ללישנא קמא דבמוכת עץ לא פליגי ולד''ה לאו בתול' מיקרי' ולר''מ ור''ש שפיר הוא:
מחלפא שיטתין דרבנן. אלא דלרבנן אדרבנן קשיא:
דתמן אינון אמרין נערה כו'. כלומר לעיל בכ''ג דאין כשר אלא בנערה ולא במוכת עץ דלאו בתול' מיקרי' והכא אמרי דיטמא לה והא דקאמר נערה ולא בוגרת לאו דדרש מנערה קאמר דנערה לא כתיבא בכ''ג אלא כדפרישית:
ומשני ר' הילא כל מדרש בענינו. מענינו דקרא ושניא הכא גבי טומאה דרביי' קרא כדמסיק:
פרט לאנוסה ומפותה. דלאו בתולה היא ואייתר לא היתה לאיש לרבות מוכת עץ אע''ג דלאו בתולה היא אין הוייתה ע''י איש:
ע''י אחר. ע''י דבר אחר שנשרו וכן דרשי ר''מ ור''י בבבלי דף ס':
הקרובה לרבות הארוסה. וזה נמי כשיטת ר''מ ור''י התם דאפי' ארוסה שלא נתגרשה מטמא לה דקרובה מיקריא הואיל ולא נישאת:
אליו לרבות הבוגרת. דלא תימא דנילף בתולה בתולה מכ''ג להכי צריך קרא:
ה''ג תמן אינון אמרין קרוב לא ארוס' אליו לא גרושה והכא אינון אמרין הכין. וכן גי' הרשב''א ז''ל וגי' הספר נשתבשה מהא דלעיל. כלומר דפריך דמחלפא שיטתייהו בארוסה דהתם גבי אשתו דכתיב כי אם לשארו הקרוב אליו ודריש לה בת''כ פ' אמור קרוב ולא ארוסה דאין מטמא לארוסתו והכא אמרינן דארוסה קרובה מיקרי':
ומשני דכל המדרש בענינו הוא דאחותו לעולם היא בפנים. כלומר לעולם אחותו מיקרי' ואעפ''י שנתארסה קרובה היא עד שתצא לחוץ ותנשא דאז לא יטמא לה:
אבל ארוסתו לעולם היא בחוץ. לו ואינה קרובה אצלו עד שתכנס לפנים ותינשא לו דאז מטמא לה. ובבבלי מסיק כרבי יוסי ורבי שמעון דארוסה שנתגרשה דווקא קרובה מיקרי':
Textes partiellement reproduits, avec autorisation, et modifications, depuis les sites de Torat Emet Online et de Sefaria.
Traduction du Tanakh du Rabbinat depuis le site Wiki source